Lexique des termes bibliques
Ce lexique fournit une explication de termes bibliques recouvrant des vérités fondamentales de la Parole de Dieu.
Adjuration
Adoption
Affranchissement
Apostasie
Apparition
Assemblée
Autorité
Baptême
Blasphème
Cène du Seigneur
Circoncision
Communion
Compassions
Consécration
Débonnaireté
Dispersion
Doctrine
Edification
Exhortation
Expiation
Foi
Germe
Gloire
Gouvernement de Dieu
Grâce
Hardiesse
Hérésie
Idolâtrie
Inspiration
Justification
Loi
Miséricorde
Mystère
Nouvelle naissance
Onction
Opprobre
Parabole
Perfection
Prédestination
Prémices
Propitiation
Réconciliation
Rédemption
Régénération
Rémission
Repentance
Résurrection
Révélation
Royaume
Sabbat
Salut
Sanctification
Tradition
Tribulation
Vérité
Vertu
Visitation
Volonté
Zèle
A lire de près les passages de la Parole de Dieu où il est parlé d'adjuration, on se rend compte que le verbe adjurer a deux significations qu'il importe de distinguer.
1. Adjurer, c'est exiger de quelqu'un, en matière de justice, qu'il dise la vérité au sujet d'un délit commis. C'est ce qu'enseignait la Loi. La voix d'adjuration en Israël était la plus haute forme de sommation. On a dit qu'elle était la voix de Dieu. Si quelqu'un avait été témoin d'un acte délictueux et qu'il entendit la voix d'adjuration, il devait dénoncer le coupable sinon il était considéré lui-même comme étant coupable (Lév. 5 : 1). Le livre des Proverbes rappelle cette ordonnance en rapport avec le délit de vol : « Qui partage avec un voleur hait son âme ; il entend l'adjuration, et ne déclare pas la chose » (29 : 24). A l'heure d'une sombre séance du sanhédrin où l'on voulait Le condamner à tout prix, notre Seigneur lui-même a entendu cette voix d'adjuration : « Je t'adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si toi, tu es le Christ, le Fils de Dieu ». Et le Seigneur, de répondre à cette voix solennelle : « Tu l'as dit » (Matt. 26 : 63-64).
2. Adjurer, d'autre part, ce n'est rien d'autre que de prier instamment de faire quelque chose. C'est ce qu'on peut lire dans le Cantique des cantiques, à cinq reprises, où l'on supplie qu'on ne réveille pas soit le bien-aimé soit la bien-aimée. On en arrive dans l'entourage à se poser la question : « Ton bien-aimé qu'est-il de plus qu'un autre bien-aimé, que tu nous adjures ainsi ? » (5 : 9).
L'apôtre Paul de même dit aux frères : « Je vous adjure par le Seigneur que la lettre soit lue à tous les saints frères » (1 Thes. 5 : 27). A Timothée, en rapport avec l'ordre qui convient dans l'assemblée, il dit instamment : « Je t'adjure devant Dieu, et le Christ Jésus et les anges élus, d'observer ces instructions, sans préjugé... » (1 Tim. 5 : 21). Ses dernières exhortations enfin sont dominées par celles-ci : « Je t'adjure devant Dieu et le Christ Jésus... prêche la parole, insiste, que l'occasion soit favorable ou non, convaincs, reprends, exhorte, avec toute patience et doctrine » (2 Tim. 4 : 1-2). En fait, ces paroles d'adjuration ne diffèrent d'une demande ordinaire que par leur caractère de sollicitation pressante.
Il importe que nous prenions à coeur de telles paroles.
Pierre Rossel
