Grâce de Dieu
A mesure que j'avance, je comprends mieux les choses, mais il en est une que je puis comprendre : c'est la grâce de Dieu envers moi. Quand Dieu a purifié notre conscience par sa grâce parfaite, les intérêts du Seigneur sont les nôtres. Jésus n'est plus notre juge ; Il a ôté nos péchés, il nous a unis à Lui, il a pris notre cause en main ; nous ne voyons plus en Lui un juge, mais un ami. Nous ne pouvons pas avoir une idée juste sur la grâce avant d'être fermement établis sur son grand fondement : le don que Dieu nous a fait de Jésus. Aucun raisonnement de notre coeur ne peut s'élever jusqu'à la grâce de Dieu ; pour être telle, elle doit découler directement et librement de Dieu La vraie source de notre force comme chrétiens consiste à avoir des pensées très simples sur la grâce. Le secret de la sainteté, de la paix et du repos du coeur, c'est de demeurer dans le sentiment de la grâce dans la présence de Dieu. La grâce se rapporte à l'essence même de Dieu et non à notre condition, quoique l'immensité de nos péchés magnifie d'autant plus l'étendue de sa grâce ; en outre, la grâce a pour but et pour effet de nous introduire dans la communion de Dieu, de nous sanctifier en amenant notre âme à connaître Dieu et à l'aimer ; c'est pourquoi la connaissance de la grâce est la vraie source de la sanctification. Un chrétien n'est pas un homme qui se croit meilleur que les autres ; il a accepté le salut parce qu'il estimait être plus mauvais que les autres. La grâce de Dieu est la source de la justification ; le sang de Christ en est le fondement, la foi, le moyen pour s'en emparer et les oeuvres en sont la preuve. |