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En tout temps


1 – Le cri de celui qui est accablé (Ps. 61)
2 – La confiance du croyant (Ps. 62)
3 – Une âme rassasiée et louant Dieu (Ps. 63)

            Plusieurs passages de la Bible contenant l’expression « en tout temps » encouragent les croyants à prier Dieu (Éph. 6 : 18), à se confier en Lui (Ps. 62 : 9) et à Le bénir (Ps. 34 : 2). Ces trois sujets - la prière, la confiance en Dieu et la louange - peuvent être évoqués par les Psaumes 61, 62 et 63 que nous pouvons considérer brièvement.


1 – Le cri de celui qui est accablé (Ps. 61)

            « Ô Dieu ! Écoute mon cri, sois attentif à ma prière » (v. 1).
            Ce psaume de David exprime le « cri » de celui qui est « accablé », mais qui espère en Dieu pour sa délivrance. Au Psaume 34, David a pu déjà rendre ce témoignage : « Cet affligé a crié, et l’Éternel l’a entendu, il l’a sauvé de toutes ses détresses. L’ange de l’Éternel campe autour de ceux qui le craignent, et les délivre (v. 7-8).
            David trouve son « refuge » en Dieu, qui est son « rocher », une « forte tour » pour lui (v. 2-3 ; voir Prov. 18 : 10). Dieu est aussi une « tente » qui l’abrite (v. 4a ; Ps. 27 : 5), et l’expression « sous l’abri de tes ailes » (v. 4b) évoque la tendresse et la sécurité. Telle est l’expérience faite par David alors qu’il était pourchassé par Saül, ou par son fils Absalom. C’est aussi ce que connaîtra le reste fidèle juif lorsqu’il fuira la domination de l’Antichrist.
            Toutefois, les paroles de ce psaume ne peuvent pas toutes s’appliquer à David, dont il ne pouvait pas être dit que ses années étaient comme « des générations et des générations » (v. 7). Ces versets nous parlent du Seigneur Jésus, le roi choisi par Dieu, qui seul a pu dire : « Tu as entendu mes vœux, tu m’as donné l’héritage de ceux qui craignent ton nom » (v. 5). Il a dit : « Voici, je viens - il est écrit de moi dans le rouleau du livre - pour faire, ô Dieu, ta volonté » (Héb. 10 : 7). Il a parfaitement accompli la volonté de Dieu, en particulier dans sa grande œuvre de la rédemption à la croix. Et à cause de cela, Dieu lui a donné en héritage ceux qui craignent son Nom.
            Pour nous chrétiens, ces « vœux » peuvent correspondre à la pensée que Dieu a des droits sur nous, que nous appartenons à Celui qui nous a rachetés à grand prix (voir 1 Cor. 6 : 19-20). Alors, pouvons-nous dire, avec l’apôtre Paul : « L’amour du Christ nous étreint, en ce que nous avons jugé ceci, que si un est mort pour tous, tous donc étaient morts, et qu’il est mort pour tous afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui pour eux est mort et a été ressuscité » (2 Cor. 5 : 15) ?
            Que ces paroles de David nous encouragent à venir chercher notre refuge en Dieu, à Lui demander : « Sois pour moi un rocher d’habitation, afin que j’y entre continuellement ; … tu es mon rocher et mon lieu fort » (Ps. 71 : 3). Quand des problèmes surgissent dans notre vie, quand l’accablement du cœur nous atteint, est-ce une raison pour être abattus ou découragés ? Non : si nous nous attendons à Dieu, si nous disons comme David au psaume suivant : « mon attente est en Lui » (v. 6), se pourrait-il qu’Il manque à notre attente ? N’est-Il pas « le Rocher des siècles » (És. 26 : 4) et un « Dieu fidèle » (Deut. 32 : 4) ?
            La Parole de Dieu nous exhorte par ce verset déjà cité : « Priez par toutes sortes de prières et de supplications, en tout temps, par l’Esprit, et veillez à cela avec toute persévérance » (Éph. 6 : 18). De nombreuses autres exhortations au sujet de la prière sont contenues dans les épîtres : « Soyez... persévérants dans la prière » (Rom. 12 : 12) ; « Priez sans cesse ; en toutes choses rendez grâces » (1 Thes. 5 : 17-18) ; « Quelqu’un parmi vous est-il affligé, qu’il prie… La fervente supplication du juste peut beaucoup » (Jac. 5 : 13, 16) ; « La fin de toutes choses s’est approchée ; soyez donc sobres et veillez pour prier » (1 Pi. 4 : 7).  


2 – La confiance du croyant (Ps. 62)

            « Confiez-vous en lui en tout temps, répandez votre cœur devant lui : Dieu est notre refuge » (v. 9).
            David, par son expérience personnelle, avait appris non seulement que Dieu l’avait sauvé, mais qu’il était véritablement son salut (v. 2-3, 7), comme pourra le dire le vieillard Siméon, après avoir pris dans ses bras le Seigneur Jésus enfant : « Maintenant, Seigneur, tu laisses aller ton esclave en paix selon ta parole ; car mes yeux ont vu ton salut » (Luc 2 : 29-30). David peut se glorifier en Lui, et affirmer qu’Il est aussi son « rocher » et son « refuge » (v. 3, 8), comme il l’a déjà exprimé au psaume précédent (v. 2-3). C’est « sur Dieu seul » que son âme « se repose paisiblement », et son attente est en Lui (v. 2, 6). Au Psaume 39, David, faisant appel aux compassions divines pour être délivré, reste d’abord muet (v. 3), puis il dit : « Et maintenant, qu’est-ce que j’attends, Seigneur ? Mon attente est en toi » (v. 8). De même, le prophète Osée peut dire : « Attends-toi à ton Dieu continuellement » (12 : 7).
            Ainsi, David, comme un roi fidèle à l’égard de son peuple, enjoint celui-ci à se confier en Dieu « en tout temps », et à répandre son cœur devant Lui (v. 9). Ne désirerons-nous pas nous-mêmes, amis chrétiens, répandre nos cœurs devant le Seigneur, afin de connaître cette « paix parfaite » qu’Il fait goûter à ses chers rachetés (És. 26 : 3), « la paix de Dieu » qui « gardera nos cœurs et nos pensées dans le Christ Jésus » (Phil. 4 : 7) ? « Dans la tranquillité et la confiance sera votre force », nous dit Ésaïe 30 : 15.
            Dans le Psaume 61, l’homme pieux était accablé dans son esprit et criait à Dieu ; ici, il s’attend à Lui seul et se trouve ranimé. Il avait confiance qu’il serait conduit sur un rocher « trop haut » pour lui ; maintenant, il a atteint le rocher et peut affirmer : « Lui seul est mon rocher … je ne serai pas beaucoup ébranlé » (v. 3), puis, se reposant pleinement sur Lui, il déclare au verset 7 : « Je ne serai pas ébranlé ». Quel progrès !
            « Si les biens augmentent, n’y mettez pas votre cœur » (v. 11). Cette exhortation met en garde le croyant contre ce qu’on a appelé « l’épreuve de la prospérité », que nous pouvons malheureusement connaître (voir Ps. 69 : 23). Dans la parabole du semeur (Matt. 13), nous lisons au sujet de ce qui est tombé dans les épines : « c’est celui qui entend la Parole ; mais les soucis de ce monde et la tromperie des richesses étouffent la Parole, et il est sans fruit » (v. 22).
            « La force est à Dieu », dit David au verset 12. Les fils de Coré s’exclament au Psaume 84 : « Heureux l’homme dont la force est en toi, et ceux qui ont dans leur cœur des chemins tout tracés ! » (v. 6). Dieu ne donne jamais aux siens une puissance qui leur soit propre. Un frère conducteur a écrit : La force est la part de celui qui demeure dans le sentiment qu’il n’en possède pas et qui regarde à Christ (J-N Darby).


3 – Une âme rassasiée et louant Dieu (Ps. 63)

            « Mon âme est rassasiée comme de moelle et de graisse, et ma bouche te louera avec des lèvres qui chantent de joie » (v. 6).
            David a écrit ce psaume dans le désert de Juda, « une terre aride et altérée, sans eau » (v. 2) ; il n’y trouvait aucun vrai rafraîchissement. Les expériences solitaires qu’il vivait là devaient lui enseigner, comme à nous, croyants, que le monde entier est un désert stérile. Il n’y a là aucune bénédiction véritable pour celui qui a connu la douceur de la grâce de Dieu.
            Si d’une manière très réelle, le croyant n’a « plus soif, à jamais », en ce qui concerne le salut (Jean 4 : 14), dans l’expérience pratique journalière, il peut ressentir l’aridité du « désert », l’amenant à dire à Dieu, comme David : « J’ai soif de toi ». C’est en étant continuellement en communion avec le Seigneur Jésus qu’Il peut étancher cette soif-là. Jésus a dit : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive » (Jean 7 : 37). Puissions-nous dire, comme les fils de Coré : « Toutes mes sources sont en toi ! » (Ps. 87 : 7).
            Ainsi, c’est en dehors du monde que nous pouvons trouver de l’encouragement, dans le « Dieu vivant ». Si, avec foi, nous crions à Lui, languissant après Lui (Ps. 84 : 3), le résultat sera bien supérieur à ce que ne nous aurions jamais espéré. Notre être intérieur sera rafraîchi et nous pourrons dire : « Mon âme est rassasiée comme de moelle et de graisse » (v. 6a)
Rechercherons la présence de notre Seigneur, « la source des eaux vives » (Jér. 2 : 13a), en particulier au début de nos journées. C’est « au point du jour » (v. 2) que David recherchait son Dieu et son cœur s’élevait vers Lui pour « célébrer avec joie sa bonté » (Ps. 59 : 17). Avons-nous, amis croyants, ce rendez-vous matinal pour « disposer notre prière devant Dieu » (Ps. 5 : 4), pour lui apporter nos faiblesses, nos craintes, pour lui demander aide et direction (Ps. 86 : 11), et pour élever nos cœurs en reconnaissance pour son amour et sa fidélité.
            Un commentateur de la Parole de Dieu a écrit : « Mon âme a soif de toi » (v. 2 ) ; « mon âme est rassasiée » (v. 6). Tout cela est en vue d'un résultat pratique : « Mon âme s'attache à toi pour te suivre » (v. 9). Avoir soif de Lui conduit au rassasiement de l'âme et ensuite à l'attachement de cœur à sa Personne. C'est ainsi que l'on est rendu capable de Le suivre (Paul Fuzier).
            L’âme qui a contemplé le Seigneur est amenée à dire : « Car ta bonté est meilleure que la vie ; mes lèvres te loueront. Ainsi je te bénirai durant ma vie, j’élèverai mes mains en ton nom » (v. 4-5) ; rassasiée, elle dit encore : « ma bouche te louera avec des lèvres qui chantent de joie » (v. 6b). Nous lisons au Psaume 147 : « Chantez les louanges de notre Dieu ! car c’est une chose agréable. Il est beau de le louer » (v. 1), et au Psaume 50, Dieu nous dit : « Celui qui sacrifie la louange me glorifie » (v. 23).
            Puissions-nous dire, de tout notre cœur : « Je bénirai l’Éternel en tout temps ; sa louange sera continuellement dans ma bouche » (Ps. 34 : 2).

A. F