JÉSUS CHRIST, LE MESSIE ANNONCÉ PAR LES ÉCRITURES
CE QUE LES JUIFS ATTENDAIENT DU MESSIE
CE QUE LES JUIFS IGNORAIENT ET ATTENDAIENT DU MESSIE
Les rabbins et tous les Juifs orthodoxes croient à juste titre que les Écritures promettent qu'un royaume sera établi par le Messie d'Israël, qui sera caractérisé par de nombreuses et merveilleuses bénédictions terrestres. Les Écritures indiquent en effet que lorsque l’Éternel visiterait son peuple en la personne du Messie, Il introduirait cette nouvelle ère de bénédictions pour Israël et les nations. Dans le Nouveau Testament, cette époque est appelée « le siècle (ou : monde) à venir » (Matt. 12 : 32 ; Éph. 1 : 21 ; Héb. 2 : 5 ; 6 : 5). On parle aussi du « Millénium ».
L'apôtre Pierre indique dans sa première épître que les prophéties de l'Ancien Testament concernant le Messie comportent deux parties :
- celles qui se rapportent aux « souffrances qui devaient être la part de Christ » ;
- celles qui se rapportent aux « gloires qui suivraient » (1 Pi. 1 :11).
La période de l'Église se situe entre les deux.
Pendant des siècles, les Juifs se sont réjouis à la pensée d'un Messie glorieux qui viendrait apporter prospérité, puissance et bénédiction à leur nation. Ils avaient des espérances quant au Messie, et les Écritures de l'Ancien Testament sont remplies de passages qui nous disent qu’Il répondrait à leurs attentes. Malheureusement, les Juifs ne voyaient qu'un seul aspect des prophéties messianiques, celui qui concernait « les gloires ». Leurs péchés les ont rendus aveugles ; dans les Écritures, ils n’ont vu que ce qu’ils voulaient voir au sujet de leur Messie. Ainsi, lorsque le Seigneur Jésus est venu pour accomplir les Écritures qui parlaient « des souffrances » du Messie, ils ne L’ont pas du tout compris. W. Kelly a dit : « L'humiliation du Messie allait complètement à l'encontre de toutes les idées préconçues et de tous les désirs des Juifs. On comprend donc facilement l’intérêt que Satan a trouvé à pousser le peuple, avec ses chefs, à l’incrédulité et donc au rejet de son Messie ». C'est triste, mais cette incapacité à voir les deux aspects du Messie est exactement le problème qui existe encore parmi les Juifs aujourd'hui.
CE QUE LES JUIFS ATTENDAIENT DU MESSIE
Lorsque le Seigneur Jésus Christ, le Messie promis à Israël, est venu pour les bénir (Act. 3 : 26), Il a prouvé qu'Il était le Messie en donnant à la nation un aperçu des « miracles (ou : merveilles) du monde à venir » (Héb. 6 : 5). Il a démontré ainsi à celui qui croyait en Lui qu'Il était bien le Messie que la nation attendait. Si elle voulait bien Le recevoir, Il pouvait instaurer le Royaume conformément à la promesse des prophètes. Ce sont là des preuves suffisantes de ses droits comme Messie.
Sa généalogie serait royale
Les rabbins juifs croyaient à juste titre que le Messie viendrait d’une lignée royale, étant le fils du roi David (2 Sam. 7 : 12-16 ; 2 Chr. 23 : 3 ; És. 9 : 5-6 ; 11 : 1-5, 10 ; Ézé. 37 : 24, Ps. 110 : 1-2 ; Jér. 23 : 5). Comme la question de la généalogie est très importante pour les Juifs, le premier chapitre de l'Évangile de Matthieu est consacré à retracer sa descendance royale jusqu'à David, prouvant ainsi qu'Il était le roi légitime d'Israël. Le Nouveau Testament est rempli de témoignages attestant que le Seigneur Jésus Christ est le Roi choisi par Dieu (Luc 1 : 31-32 ; Jean 1 : 49, 18 : 36-37 ; Matt. 21 : 5, 27 : 37 ; Apoc. 11 : 15, 17 ; 17 : 14 : 19 : 11-16 ; 1 Tim. 6 : 15-16).
Il naîtrait d'une vierge
Les rabbins juifs croyaient également que le Messie viendrait au monde par une naissance miraculeuse, d'une vierge (És. 7 : 14 ; Jér. 31 : 22). La seconde moitié du premier chapitre de l'Évangile selon Matthieu relate la naissance du Seigneur Jésus Christ d'une vierge, accomplissant ainsi la promesse d'Ésaïe 7.
Bethléem serait le lieu de sa naissance
Les rabbins insistaient également sur le fait que Bethléem était la ville choisie pour la naissance du Messie (Mich. 5 : 1-2 ; Jean 7 : 42). Les Évangiles de Matthieu et de Luc rapportent que le Seigneur est effectivement né à Bethléem (Matt. 2 : 5-6 ; Luc 2 : 1-12).
Les nations l'honoreraient
Les Psaumes et les prophètes montrent à plusieurs reprises que les nations se tourneront vers l’Éternel, vers le Messie des Juifs (És. 42 : 6 ; 49 : 6 ; 55 : 5 ; 56 : 3-8 ; Ps. 47 : 10 ; Zach. 2 : 12 ; 8 : 23). Le Psaume 72 annonce que les rois païens « lui apporteront des présents » et « se prosterneront devant lui » en signe d'adoration (v. 10-11). Le deuxième chapitre de Matthieu rapporte le voyage de certains mages de l’Orient qui ont accompli cette prophétie. Ils ont rendu hommage au Seigneur Jésus Christ, né « Roi des Juifs », en Lui offrant leurs présents et en l'adorant (Matt. 2 : 1-11). Il s'agissait clairement d'un avant-goût du grand règne millénaire, lorsque les nations honoreront le Christ comme Roi. Voir aussi Matthieu 8 : 5-13.
Il serait « la branche » ou « le Germe »
Ce que les Juifs ignoraient probablement - ou peut-être le savaient-ils, mais ils choisissaient de ne pas y croire -, c'est que leurs prophètes avaient prédit que le Messie serait un Nazaréen, c'est-à-dire un habitant de Nazareth (Matt. 2 : 23). Nazareth était une ville quelconque, même les humbles Galiléens la méprisaient (Jean 1 : 46). Cette promesse des prophètes est quelque peu cachée car nulle part dans l'Ancien Testament on ne trouve les mots Nazareth ou Nazaréen. Les prophètes ont cependant parlé du Messie comme du « germe », d’une branche (És. 11 : 1) et « Nazaréen » est dérivé du mot hébreu qui signifie « branche ».
- Ésaïe 4 : 2 présente le Seigneur Jésus comme le Germe, selon le caractère de l'Évangile de Jean qui met l'accent sur la gloire de sa personne.
- Jérémie 23 : 5 Le présente comme le Germe selon le caractère de l'Évangile de Matthieu, c'est-à-dire : le Roi.
- Zacharie 3 : 8 Le présente comme le Germe selon le caractère de l'Évangile de Marc, c'est-à-dire : le Serviteur.
- Zacharie 6 : 12 Le présente comme le Germe selon le caractère de l'Évangile de Luc : l'Homme parfait. Mais les Juifs rejetaient l'idée de relier les prédictions du prophète concernant la « branche » à Nazareth. En tant que « Branche », les Juifs attendaient un Messie glorieux qui reconstruirait la nation et régnerait sur eux comme Sacrificateur et Roi. Malgré ce que croyaient les Juifs, la dernière partie du chapitre 2 de l'évangile de Matthieu dit que la famille du Seigneur Jésus vivait à Nazareth, confirmant ainsi le fait qu'Il était un Nazaréen (Matt. 2 : 22-23).
Il aurait un précurseur
L'Ancien Testament prédisait que le Messie aurait un précurseur qui annoncerait sa venue. Les attentes des Juifs se concentraient sur trois prophéties principales : És. 40 : 3-5 ; Mal. 3 : 1 ; 3 : 23-24. Les Juifs orthodoxes pensaient qu’Élie serait ce précurseur. Cependant, le Seigneur Jésus a indiqué que ces prophéties ne parlaient pas littéralement d’Élie, mais le ministère de ce précurseur aurait le même caractère que celui d’Élie : appeler la nation à la repentance. Le chapitre 3 de l'Évangile de Matthieu prouve que Jean-Baptiste était l'accomplissement de ces prophéties de l'Ancien Testament (Matt. 3 : 1-12 ; 11 : 7-15 ; 17 : 9-13).
Il serait oint par l'Esprit de l’Éternel
L'Ancien Testament affirme que le Messie serait oint par l'Esprit de l’Éternel pour apporter la bénédiction à son peuple (És. 11 : 1-4 ; 42 : 1 ; 61 : 1-3 ; Ps. 45 : 7). En fait, Il est appelé « l'Oint », ce qui signifie « le Messie » (Ps. 2 : 2 ; 18 : 50 ; 20 : 6 ; 28 : 8 ; 45 : 8 ; 84 : 10). La fin du chapitre 3 de l'Évangile selon Matthieu relate l'onction du Seigneur Jésus lors du baptême de Jean comme étant l'accomplissement de ces prophéties. L'Esprit de Dieu est descendu sur Lui comme une colombe, et une voix est venue du ciel, disant : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai trouvé mon plaisir » (Matt. 3 :16-17 ; Act.. 10 : 38).
Il enseignerait au peuple la connaissance de l’Éternel
L'Ancien Testament promettait que lorsque le Messie viendrait, Il ferait remplir la terre de la connaissance de l’Éternel (És. 11 : 9 ; Jér. 31 : 34, Hab. 2 : 14). À ce moment-là, on enseignerait aux foules comment vivre pieusement dans le Royaume (És. 2 : 3, Mich. 4 : 2). Le Seigneur donnerait la parole, et grande serait la compagnie de ceux qui la publierait (Ps. 68 : 12 ; Ézé. 44 : 23 ; Ps. 145 : 11-12 ; Mal. 2 : 7). Dans ce qu'on appelle le « sermon sur la montagne », le Seigneur a enseigné aux foules les principes du Royaume selon la pensée de Dieu (Matt. 5 à 7). Leur portée morale s'applique à tous ceux qui sont aujourd'hui dans « le royaume des cieux », encore sous la forme d’un mystère. C'était un gage de la connaissance et de l'enseignement qui se répandraient dans « le siècle à venir ». Les rabbins savaient, d'après Ésaïe 61 : 1, que lorsque le Messie viendrait, Il prêcherait la bonne nouvelle aux humbles, Il panserait les cœurs brisés, Il proclamerait la liberté aux captifs, Il ouvrirait la porte à ceux qui étaient prisonniers et publierait « l'an agréable du Seigneur ». Tout cela s'est accompli pendant son ministère sur la terre (Luc 4 : 17-21).
Il aurait autorité sur la maladie et les infirmités
L'Ancien Testament promet également que le Messie apporterait les bénédictions matérielles du monde à venir. L'une d'entre elles était la guérison de toutes les maladies et de toutes les infirmités (És. 33 :24 ; Ps. 103 :3 ; Ex. 15 : 26). Après être descendu de la montagne où Il avait enseigné au peuple les principes du royaume, le Seigneur a parcouru le pays en accomplissant au cours de son ministère « les miracles (ou : merveilles) du siècle à venir » (voir Héb. 6 : 5). Il a guéri les malades (Matt. 8 : 1-17, 14 : 14). De plus, les prophètes de l'Ancien Testament avaient promis qu’il n’y aurait plus de boiteux, de sourds-muets et d’aveugles dans le royaume messianique (És. 35 : 5-6 ; Ps. 146 : 8). Le Seigneur a également guéri ceux qui étaient boiteux, sourds-muets et aveugles (Matt. 9 : 1-7, 27-35 ; 20 : 30-34). Tout cela montrait que l’Éternel avait effectivement visité son peuple dans la personne de Christ.
Il aurait autorité sur le royaume de Satan
Les rabbins juifs croient également à juste titre que le Messie mettra fin au royaume de Satan pour débarrasser la terre de son influence (Gen. 3 : 15 ; És. 24 : 21-22). Ainsi, Il instaurerait une situation idéale sur la terre, établissant un royaume éternel. Pour prouver qu’Il avait le pouvoir d'instaurer le royaume selon ce que les prophètes avaient annoncé, le Seigneur Jésus a démontré sa puissance sur le royaume de Satan à de nombreuses occasions (Matt. 8 : 16, 28-34 ; 9 : 32-33 ; 12 : 22 ; 17 : 18). Partout où Il allait dans le pays d’Israël, Il « chassait les démons » et « allait de lieu en lieu faisant du bien et guérissant tous ceux que le diable avait asservis à sa puissance » (Act. 10 : 38). Dans un jour à venir, lorsque le Résidu le reconnaîtra comme son Messie, Il jettera Satan et ses armées de démons dans la profondeur de l'abîme et ainsi la terre sera débarrassée de leur présence (És. 24 : 21-22 ; Apoc. 20 : 1-3).
Il aurait autorité sur les éléments de la création
Les rabbins juifs croient aussi justement que le Messie aura toute autorité sur les éléments de la création et les organisera pour le bien de l'humanité dans « le monde à venir » (Ps. 65 : 6-8 ; Ps. 89 : 10 ; Ps. 107 : 29 ; Ps. 148 : 7-10). Ainsi, en ce jour-là, il n'y aura plus de sécheresse (sauf sur les terres des nations incrédules), de famines, d'ouragans, de tremblements de terre, etc. Dans sa vie et son ministère, le Seigneur Jésus a démontré ce grand pouvoir messianique de commander aux éléments de la création pour le bien de l'humanité. Il a calmé la tempête sur la mer de Galilée (Matt. 8 : 23-27). Il a également commandé la prise d'une grande multitude de poissons (Luc 5 : 1-11 ; Jean 21 : 1-11 ; Matt. 17 : 27).
Il aurait toute autorité pour pardonner les péchés
Les rabbins juifs ont raison de croire que personne ne peut pardonner les péchés, sauf Dieu seul (Ps. 32 : 5 ; Ps. 103 : 3 ; Ps. 130 : 3-4 ; Marc 2 : 7). De plus, lorsque le Messie viendrait, Il détournerait Israël de ses péchés (És. 59 : 20). Comme le rapporte le chapitre 9 de l'Évangile selon Matthieu, nous voyons que le Seigneur Jésus a non seulement guéri un homme de sa maladie, mais qu'Il lui a aussi pardonné ses péchés d’une manière gouvernementale (Matt. 9 :1-8). Il a fait de même pour une femme pécheresse de la ville (Luc 7 : 36-50). Cela témoignait du fait que le Seigneur avait visité son peuple. Son ministère consistait à détourner les gens de leurs péchés (Matt. 1 : 21 ; Luc 15 : 1-2 ; Jean 4 : 28-29 ; 8 : 10-11).
Il est le Grand Berger d'Israël
L'Ancien Testament abonde en promesses selon lesquelles le Messie d'Israël serait leur grand Berger, qui rassemblerait les tribus dispersées d'Israël (Gen. 49 : 24b ; És. 40 : 10-11 ; Ézé. 34 : 1-31 ; 37 : 24 ; Mich. 5 : 2-4a ; Ps. 23 ; Zac. 13 : 7). Le Nouveau Testament confirme que le Seigneur Jésus est effectivement le « bon berger », « le grand, le souverain pasteur » (Jean 10 :11-16, 26-27 ; Héb. 13 : 20 ; 1 Pi. 5 : 4). Il rechercherait les brebis perdues de la maison d'Israël (Matt. 10 : 6 ; 15 : 24 ; 18 : 11-13) et les rassemblerait avec compassion autour de Lui (Matt 9 : 36). Il les protégerait de l'ennemi et paierait le prix de leurs péchés (Matt 26 : 31 ; Jean 10 : 11).
Il nourrirait les affamés
L'Ancien Testament promet que lorsque le Messie viendrait, Il ferait disparaître la pauvreté, tout son peuple aurait de quoi manger à sa faim (Ps. 65 : 10-14 ; Ps. 72 : 16 ; Ps. 132 : 15 ; Ps. 146 : 5-7 ; Deut. 28 : 8-12 ; Prov. 3 : 9-10). Le Seigneur Jésus a miraculeusement démontré cette bénédiction du « siècle à venir ». À plusieurs reprises, Il a nourri des milliers de personnes avec seulement une poignée de nourriture (Matt. 14 : 15-21 ; 15 : 32-39).
Il ressusciterait les morts
Les rabbins croyaient également que le Messie avait le pouvoir de ressusciter les morts. La résurrection faisait partie du credo juif orthodoxe. Ils croyaient que leur Dieu ressusciterait les morts au dernier jour (Jean 11 : 24 ; Héb. 6 : 2 ; Act. 26 : 3, 8) et ce serait le Messie qui le ferait. Lorsque les prophètes parlaient de résurrection, ils ne faisaient pas référence à une vraie résurrection individuelle, mais plutôt à une résurrection nationale du peuple (És. 26 :19 ; Ézé. 37 : 1-14 ; Dan. 12 : 1-2). Les Juifs avaient raison de croire que le Messie serait Celui qui accomplirait à la fois une résurrection individuelle (Luc 7 : 22) et une résurrection nationale (És. 49 : 6 ; Luc 24 : 21). Lorsque le Seigneur est venu, Il a apporté plus de lumière sur la résurrection. Il a enseigné qu'il y aurait deux résurrections : d'abord celle des justes, puis celle des méchants (Jean 5 : 28-29 ; Luc 14 :14b ; Act. 24 : 15). Pour démontrer que la puissance de la résurrection Lui avait été confiée pour un jour à venir, pendant sa vie le Seigneur Jésus a déjà ressuscité trois personnes d'entre les morts (voir Matt. 9 : 18-26 ; Luc 7 : 11-17 ; Jean 11 :1-44).
Il ferait une entrée triomphale à Jérusalem
Le prophète Zacharie avait prédit que le Messie viendrait à Jérusalem « humble et monté sur un âne, et sur un ânon, le petit d’une ânesse » (Zach. 9 : 9 ; Ps. 118 : 25-26). Le Seigneur Jésus s’est présenté officiellement à sa nation, accomplissant ainsi cette prophétie. Là encore, Il a accompli un miracle afin que personne ne puisse dire qu'Il était un imposteur qui se contentait de prendre un âne et de le monter pour entrer à Jérusalem. L'âne sur lequel Il était assis n'avait jamais été dressé (Marc 11 : 2). Lorsque le Seigneur s'est assis sur l'âne, celui-ci s’est soumis sans résister, ce qui est tout à fait contraire à sa nature. Cela montre une fois de plus son pouvoir sur la création.
CE QUE LES JUIFS IGNORAIENT ET ATTENDAIENT DU MESSIE
Lorsque le Seigneur Jésus est venu vers son peuple, ce n'était pas simplement pour satisfaire les attentes égoïstes d'une nation qui était moralement et spirituellement loin de Dieu (Matt. 15 : 7-9). Il est venu pour accomplir les prophéties concernant le Messie - non seulement celles qui se rapportent à ses gloires, mais aussi celles qui se rapportent à ses souffrances.
La douceur et l'humilité de Jésus étaient des caractères propres au Messie, mais malheureusement les Juifs ne les ont pas vues dans leurs propres Écritures. Ils ont complètement manqué cet aspect des choses et, par conséquent, ils ont rejeté le Seigneur (Jean 1 : 11 ; 3 : 13-15).
Sa relation avec le Père comme Fils de Dieu
L'Ancien Testament nous dit que Dieu a un Fils (Prov. 30 : 4). Il indique également que son Fils entrerait dans le monde en naissant dans la lignée du roi David (1 Chr. 17 : 13 ; Ps. 2 : 7, 12 ; Marc 11 : 10). De plus, les Écritures annoncent que le Fils serait donné, ce serait le Messie, et que le gouvernement du monde à venir serait sous son autorité (És. 9 : 6). Bien que le nom de Dieu (Elohim) soit un pluriel, les Juifs ne connaissaient pas Dieu comme trois Personnes en une (nous utilisons le terme Trinité), car cela n'avait pas encore été révélé. Bien que les Écritures de l'Ancien Testament y fassent allusion (És. 48 : 16 ; Gen. 1 : 26 ; Ps. 110 : 1), il a fallu que le Fils de Dieu vienne dans le monde pour révéler Dieu le Père et le Saint Esprit. Cependant, bien que cela ait été révélé par le Seigneur Jésus, les Juifs n'ont rien voulu recevoir de son enseignement.
Il serait humble
Il naîtrait dans l’humilité et grandirait dans l'anonymat (És. 53 : 2). Quant à son caractère personnel, Il était plein de grâce et de douceur (Ps. 45 : 3 ; Luc 4 : 22). Il était un homme humble (És. 42 : 1-4 ; Zach .9 : 9 ; Matt. 11 : 29 ; Luc 22 : 27 ; Phil. 2 : 7-8 ; 1 Pi. 2 : 22-23). Tout cela était contraire à ce que les Juifs avaient toujours pensé de leur Messie, et une telle ignorance les a fait trébucher et tomber (Matt. 21 : 44 ; 1 Pi. 2 : 7-8).
Il serait rejeté
Sans que les Juifs le sachent, le rejet du Messie avait été prédit par leurs propres prophètes (Ps. 22 : 7-22a ; Ps. 69 : 2-22 ; Ps. 118 : 22-23 ; És. 50 : 4-6 ; Matt. 21 : 42 ; 1 Pi. 2 : 7-8). En fait, leur état était si mauvais – et il l’est toujours – qu’ils n’ont pas été capables de reconnaître le Messie quand Il est venu. Leurs chefs ont été les premiers à Le rejeter (És. 53 : 7-9 ; Ps. 22 : 13-14 ; 69 : 13). Ésaïe pleurait sur le fait que le peuple dans son ensemble ne croirait pas les messages des prophètes annonçant le caractère et la manière de venir du Messie ; seul un petit nombre, un « résidu », les recevrait. (És. 53 : 1 ; 6 : 9-10 ; Jean 12 : 37-41). En conséquence, ils L’ont méprisé et L’ont rejeté (És. 53 : 2b-3 ; Ps. 22 : 13 ; 35 : 19 ; 41 : 6 ; 69 : 5 ; 109 : 2-5 ; 118 : 22).
Il parlerait en paraboles
Rejeté par le peuple, le Seigneur Jésus a exercé son ministère de telle manière que ceux qui devaient trébucher, ont trébuché. Cela avait été prédit dans les écrits des prophètes (És. 6 : 9-10). Il a enseigné les foules par des paraboles (Ps. 78 : 1-2), mais Il en expliquait la signification à ceux qui voulaient connaître la vérité (Matt. 13 : 10-17 ; Jean 7 : 17).
Son sacrifice à la croix expierait les péchés
L'Ancien Testament témoigne du fait que le Messie serait Celui qui porterait le péché devant Dieu et expierait ainsi les péchés du peuple. Les Juifs, cependant, n’ont pas su voir la nécessité d'une telle expiation, pensant que les sacrifices qu'ils offraient à Dieu étaient suffisants (Héb. 10 : 1-4). Ils ne comprenaient pas non plus que leur Messie devait d'abord souffrir et mourir avant d'apporter les bénédictions du Royaume à la nation. Malgré leur grave erreur, le Messie a souffert, est mort et a versé son sang, accomplissant ainsi l'œuvre de l’expiation (Ps. 18 2-7 ; Ps. 22 : 2-21 ; 31 : 2-6a ; 69 : 2-22 ; És. 53 : 4-10 ; Lam. 1 : 13 ; Jon. 2 : 4-7 ; Zach. 13 : 6-7). Le Nouveau Testament confirme à de nombreuses reprises que le Seigneur Jésus Christ nous a rachetés en offrant sa vie en sacrifice (Matt. 26 : 28 ; Rom. 5 : 8-10 ; 2 Cor. 5 : 21 ; Héb. 9 : 26b, 28 ; 1 Pi. 1 : 18-19 ; 3 : 18 ; 1 Jean 1 : 7b ; 3 : 5 ; 4 : 9-10 ; Apoc. 1 : 5b-6).
Sa résurrection et son ascension dans la gloire
De la même manière que les Juifs ne comprenaient pas que le Messie devait souffrir et mourir, ils ne savaient pas non plus qu'Il ressusciterait d'entre les morts, en vainqueur triomphant, bien que leurs Écritures l'attestaient (Ps. 16 : 10-11 ; Ps. 22 : 22b ; Ps. 102 : 25b-28). Dans le Nouveau Testament, il y a de nombreuses références au triomphe de sa résurrection (Matt. 28 : 6 ; Act. 2 : 27-28, 31 ; 13 : 33-35 ; Rom. 1 : 3-4 ; 4 : 24-25 ; 6 : 4, 9 ; 8 :11 ; 1 Cor. 15 : 3-8, etc.).
Il viendrait juger la nation d'Israël
Les rabbins savaient que le Messie viendrait juger le monde, en particulier les nations qui opprimaient Israël. Ils se réjouissaient à l'idée que leur Dieu protégerait leur peuple et punirait les nations qui les harcelaient (Ps. 46 : 5-8 ; És. 31 : 4-5 ; 59 : 19 ; 54 : 17 ; 63 : 1-6 ; Ézé. 38 ; Nah. 1 : 2-14). Ils soupiraient après la venue du Messie pour qu’Il introduise « le monde à venir », mais ils n’envisageaient pas le fait que, lorsqu'Il viendrait juger les nations, Il jugerait aussi Israël (Ps. 50 ; És. 56 : 9-12 ; 57 : 1-21 ; Ézé. 11 : 9-12 ; 20 : 33-38) ! Plusieurs en Israël, tout en étant les descendants d’Abraham, n'ont pas la foi d'Abraham. Le Messie jugerait ces Juifs incrédules et les ôterait comme des mauvaises herbes, lorsqu'Il viendrait délivrer la nation de ses oppresseurs. Des douze tribus, il ne resterait alors qu’un petit reste ayant foi en l’Éternel. Cela soulève bien sûr la question de l'état de leur âme par rapport au Seigneur. Sont-ils prêts à rencontrer le Seigneur ? (Amos 4 : 12b) Ils soupiraient après le « jour de l’Éternel », mais étaient-ils personnellement prêts pour ce jour-là ? « Malheur à vous qui désirez le jour de l’Éternel ! À quoi vous servira le jour de l’Éternel ? Il sera ténèbres, et non lumière » (Amos 5 : 18).
D’après B. Anstey