bible-notes.org

Imprimer ou partager la page :

« Toi, suis-moi » (Jean 21 : 23)

 

            Dans la lumière d’un matin d’Orient, après une nuit d’un labeur inutile, les disciples avaient retrouvé Jésus. Ou plutôt, Lui-même était venu à eux. Lui seul pouvait bénir leur service, les nourrir et les restaurer ; Lui seul avait le droit de leur dire : « Toi, suis-moi ».
            Au matin de notre vie, le Seigneur s’est révélé à nous. Il a ouvert nos yeux à la lumière divine. Il nous appelle à Le servir, abandonnant pour Lui les attraits de ce monde, qui en fin de compte ne donnent rien. À chacun de nous Il dit : « Toi, suis-moi ». Et dans le secret de nos cœurs, nous avons répondu, comme Rebecca autrefois : « J’irai » (Gen. 24 : 58). Mais nous avons besoin, au début de notre vie chrétienne, d’apprendre à marcher « d’une manière digne du Seigneur » (Col. 1 : 10), Le servant, parlant de Lui, Lui rendant témoignage.
            Moïse prie dans le plus ancien des Psaumes : « Rassasie-nous au matin de ta bonté, et nous chanterons de joie, et nous nous réjouirons tous nos jours » (Ps. 90 : 14). Pour l’homme du monde, la vie est foncièrement triste. Il y a des joies éphémères, sans doute, mais au fond de tout, un vide certain.
            Pourtant il est une vie qui vaut la peine d’être vécue. Elle commence à la Croix du Calvaire, là où, pécheurs repentants, nous avons reconnu notre perdition complète, mais aussi vu par la foi Celui qui est mort pour ôter nos péchés. Une œuvre parfaite, un amour sans limite, toujours le même, qui nous amène alors à vivre pour Lui cette vie nouvelle qu’Il nous a donnée. Non pas dans l’idée d’acquérir aucun mérite ; mais pour Lui montrer notre reconnaissance.

            Jeune ami(e), c’est au début du chemin qu’il importe de faire son choix. Ne laisse pas se perdre des années précieuses en les vivant pour toi-même. Mais si déjà tu connais le Sauveur, aie à cœur de Le suivre, te rappelant que pour le croyant, jeune ou âgé, la seule bienheureuse réalité est, par la puissance du Saint Esprit, de « vivre Christ », en attendant de Le voir, quand, au jour de la moisson prochaine, Il reviendra, « avec chant de joie, portant ses gerbes » (Ps. 126 : 6).


G. André - avant-propos de « Avançons jusqu’à Lui »