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Pour mieux comprendre la foi chrétienne (23)

Position actuelle du croyant sur la terre et service actuel de Christ dans le ciel


Position actuelle du croyant sur la terre
Le service actuel de Christ dans le ciel
QUESTIONS
 

            Nous, croyants, sommes rachetés et le jour vient où nos corps le seront aussi. Nous entrerons alors dans le glorieux domaine qui nous appartient en Christ. En attendant, nous vivons, plus ou moins longtemps, dans le monde. Au moment de notre conversion, rien n’est changé en nous, extérieurement. Mais une grande révolution interne a eu lieu. Qu’elle soit interne n’empêche pas qu’elle soit profondément efficace. Elle nous introduit dans des relations tout à fait nouvelles avec Dieu. Il nous convient de savoir comment elle change notre position.
            L’humanité est dominée par une triple alliance de mal – le monde, la chair et le diable :
                  - Le monde, produit de la pensée et des activités humaines, est le système organisé sans Dieu et en opposition avec Lui.
                  - La chair est la nature corrompue de l’homme en tant que créature déchue. Elle trouve son expression dans le monde et s’y trouve tout à fait chez elle.
                  - Le diable est puissant ; il est la source et l’origine du mal même. Le monde, comme système raffiné, a été construit par les hommes, mais c’est le diable qui contrôle cette machine et inspire ses développements. Il est le « dieu » et le « chef » de ce monde (voir 2 Cor. 4 : 4 ; Jean 12 : 31).


Position actuelle du croyant sur la terre

            La mort de Christ nous affranchit de ces trois ennemis : le monde, la chair et le diable. Cette délivrance s’apprécie expérimentalement dès maintenant dans la puissance de l’Esprit de Dieu. Délivrés, nous sommes laissés sur la terre comme témoins pour notre Seigneur absent, et contre ces puissances mauvaises qui nous ont autrefois tenus en esclavage.
            Considérons quelques passages qui traitent de cette question.

                        Le diable
            En tant que dieu de ce monde, il a « aveuglé les pensées des incrédules pour que la lumière de l’évangile de la gloire du Christ… ne resplendisse pas pour eux ». Mais l’apôtre Paul ajoute immédiatement que « Dieu… a brillé dans nos cœurs pour faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu dans la face de Christ » (2 Cor. 4 : 4-6). Le croyant n’est donc plus sous l’influence incontrôlée de Satan. Dieu a brisé la forteresse de ténèbres du diable qui lui servait de refuge et a laissé pénétrer la lumière jusque dans nos cœurs.
            En conséquence, notre heureux privilège est de rendre des actions de grâces « au Père… qui nous a délivrés du pouvoir des ténèbres, et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour » (Col. 1 : 12-13). Notez que cette délivrance est présentée comme un acte de Dieu et non comme quelque chose qui se réalise progressivement dans notre expérience. C’est un acte de Dieu tout autant que lorsqu’Il a englouti le pharaon et son armée dans la mer Rouge (Ex. 14). Israël a été introduit dans la lumière de sa présence et aussi dans la lumière d’un matin triomphant sur les rives d’orient. Moïse et tout Israël ont chanté de tout cœur leur reconnaissance à Jéhovah (Ex. 15). Cela s’est produit dans un royaume matériel. La délivrance qui a eu lieu dans le royaume spirituel est une réalité bien plus grande. Nous sommes passés « des ténèbres à sa merveilleuse lumière » (1 Pi. 2 : 9).
            Nous réalisons faiblement à quel point ce langage est triomphant. Qu’est-ce que cela a dû être pour l’eunuque éthiopien (Act. 8), ou pour le geôlier de Philippes (Act. 16), ou pour Denys l’Aréopagite (Act. 17), de sortir de l’obscurité des cavernes de la superstition païenne et du vice pour se trouver subitement dans la lumière éblouissante du soleil de l’Évangile !

                        Le monde
            Ici aussi la frontière est claire et franche. Le Seigneur Jésus Christ « s’est donné lui-même pour nos péchés, afin de nous retirer du présent siècle mauvais » (Gal. 1 : 4). Anticipant la croix, Il a prié pour ses disciples, disant : « Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde » (Jean 17 : 14), et nous sommes encouragés à ne pas aimer « le monde, ni ce qui est dans le monde » (1 Jean 2 : 15). Par la croix, le monde est crucifié au croyant, et le croyant au monde (voir Gal. 6 : 14).

                        La chair
            Elle est aussi condamnée. Elle est tout à fait sans valeur, étant donné qu’aucun bien ne se trouve en elle (voir Rom. 7 : 18). « Dieu a condamné le péché dans la chair » (Rom. 8 : 3), par conséquent, « ceux qui sont du Christ ont crucifié la chair avec les passions et les convoitises » (Gal. 5 : 24). Ce dernier verset nous apprend que la crucifixion de la chair a eu lieu lorsque nous avons été associés à Christ, sans notre adhésion et sans qu’il nous ait été nécessaire de vérifier que la sentence a bien été exécutée sur la chair, à la croix. Pour le croyant aussi bien que pour Dieu, la chair est sans valeur : dans la pratique, Il la condamne et la répudie. Cela est devenu possible parce que nous avons reçu une nouvelle nature et que nous possédons l’Esprit de Dieu.

                        La place de Christ dans le monde, modèle pour nous chrétiens
            La considération des grands faits que nous avons mentionnés nous prépare à comprendre notre position actuelle sur la terre. La chair étant tenue pour crucifiée, nous sommes placés devant un conflit ouvert avec les puissances des ténèbres (voir Éph. 6) et nous sommes séparés du monde ; nous le sommes si totalement que si nous faisons alliance avec lui, nous sommes des « adultères » et « l’amitié du monde est inimitié contre Dieu… quiconque voudra être ami du monde se constitue ennemi de Dieu » (Jac. 4 : 4).
            Nous sommes sûrs qu’aucun vrai chrétien ne se propose délibérément d’être ennemi de Dieu et ami du monde. Mais même le chrétien le plus consacré court le grave danger d’être attiré par le monde sous l’une de ses nombreuses formes les plus nobles, et, étant ainsi trompé et attiré, de chuter sous sa puissance.
            Rappelez-vous l’homme de Dieu de Juda (1 Rois 13) : bien qu’il ait déjà refusé à Jéroboam parce que sa main était souillée par l’idolâtrie et qu’il était en rébellion ouverte contre Dieu, il a eu beaucoup de peine à refuser la main amie du vieux prophète qui lui était tendue. Il est devenu une victime facile du vieux prophète rusé de Béthel. Ses paroles étaient convaincantes. La main qu’il tendait semblait pieuse et guidée par Dieu – « mais il lui mentait ». L’homme de Dieu a contracté une alliance avec lui et il est tombé. Ce danger nous guette.
            Alors, quelles doivent être nos affaires dans le monde ? Pourquoi sommes-nous sur la terre ? Pour que nous puissions vivre pour Christ comme Lui y a vécu pour Dieu. Sa place dans le monde est le juste modèle pour nous. Il a dit : « Comme tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi je les ai envoyés dans le monde » (Jean 17 : 18). Nous avons été tirés hors du monde et envoyés de nouveau dans le monde pour y vivre pour Lui.
            Est-ce que Jésus apparaît comme un grand réformateur social ? Non ! Quand Il a été invité à intervenir en raison d’une inégalité sociale et pécuniaire, Il a catégoriquement refusé (voir Luc 12 : 13-15). Nous chrétiens, ne sommes pas non plus ici pour être des réformateurs sociaux.
            A-t-Il témoigné pour Dieu ? Oui. Il a parlé aux hommes. Il a fait « parmi eux les œuvres qu’aucun autre n’a faites ». Il a rendu « témoignage à la vérité » (Jean 15 : 22-24 ; 18 : 37). Nous, aussi, nous devrions être des témoins de la vérité en paroles et en œuvres.
            A-t-Il été contredit brutalement et détesté ? Oui. Ce que l’Écriture dit : « Ils m’ont haï sans cause » (Jean 15 : 25) s’est accompli. Il nous a avertis : « Parce que vous n’êtes pas du monde, et qu’au contraire moi je vous ai choisis en vous tirant du monde, à cause de cela, le monde vous hait » (Jean 15 : 19).
            Nous le redisons – sa position ici-bas est aussi la nôtre. Nous nous tenons séparés du système du monde, et sommes délivrés de l’autorité satanique. Les puissances des ténèbres sont contre nous. Nous avons besoin de l’armure complète de Dieu pour rester dans une attitude défensive contre ces forces invisibles du mal. Et si la grâce nous est accordée de prendre l’offensive dans le service du Seigneur, nous devons toujours nous rappeler que « les armes de notre guerre... ne sont pas charnelles » (2 Cor. 10 : 4-5). Des « forteresses » peuvent se construire dans les cœurs humains ; des « raisonnements », fruits de l’imagination, peuvent être dans des têtes humaines ; mais l’orgueil qui s’exalte contre la connaissance de Dieu est satanique dans son origine et nous y sommes confrontés.


Le service actuel de Christ dans le ciel

            Si notre sujet s’arrêtait ici, nous serions laissés en esprit dans un cadre où on pourrait être pris d’une panique semblable à celle des dix espions qui se sont vus comme des sauterelles en présence des géants (Nom. 13 : 32-34). Cependant, il y a une suite. Israël combattait contre Amalek dans la plaine et Moïse intercédait efficacement au sommet de la colline (voir Ex. 17 : 8-13). De même nous sommes nous aussi en conflit. L’Esprit de Dieu en nous et Christ au ciel, exercent un service continu d’intercession pour nous soutenir. L’Esprit de Dieu nous aide dans nos infirmités et intercède pour nous selon Romains 8 : 26. Le verset 34 nous indique aussi que Christ, mort et ressuscité, intercède pour nous maintenant, à la droite de Dieu. Dans les versets qui suivent, on a une liste de toutes les forces adverses - non seulement de celles qui procèdent des hommes, telles que la persécution et l’épée, mais également de celles qui, bien plus terribles, viennent des puissances des ténèbres. Pourtant, face à elles toutes, Paul conclut triomphalement : « Qui nous séparera de l’amour du Christ ? ». Personne !
            Quand nous examinons de manière approfondie ce service de Christ, nous constatons qu’il se divise principalement en deux : son sacerdoce et son service d’avocat.

                        Le sacerdoce de Christ
            Il est largement développé dans l’épître aux Hébreux. Son thème principal est : approchons-nous de Dieu. Notre proximité est basée sur le sang de Christ, mais elle est aidée par le « grand sacrificateur établi sur la maison de Dieu » (voir Héb. 10 : 19-22). Cependant, pour pouvoir accomplir le service sacerdotal, Il a un autre travail à faire. Il s’occupe de nos faiblesses dans l’épreuve et pour cela, « il est à même de secourir ceux qui sont tentés » (Héb. 2 : 18), de « sympathiser à nos faiblesses » (voir Héb. 4 : 15), et « de (nous) sauver entièrement (jusqu’à l’achèvement) » (Héb. 7 : 25).

                        Le service davocat
            L’Écriture dit : « Si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ, le Juste » (1 Jean 2 : 1). Le mot traduit ici par « avocat » est le même que « consolateur » en Jean 14 : 16 ; ainsi nous avons l’Esprit de Dieu ici-bas comme consolateur (ou avocat), et Christ au ciel, avec le Père, comme avocat (ou consolateur).
            Comme avocat, Il se charge de nos problèmes et agit, spécialement lorsque nous avons péché. Il nous conduit à nous en repentir et à les confesser à Dieu selon 1 Jean 1 : 9. Il est également devant le Père en notre nom, comme Celui qui a accompli la propitiation, et ainsi, la repentance et la confession ayant eu lieu, la communion qui avait été troublée par le péché est rétablie.

            Gardons à l’esprit les distinctions suivantes :
                  - Comme prêtre (sacrificateur), Il s’occupe des infirmités (des incapacités liées aux limitations de la nature humaine) de ses saints afin de les conduire à s’approcher de Dieu ; comme avocat, Il s’occupe des péchés de ses saints.
                  - Comme prêtre, il agit afin que nous ne péchions pas malgré nos infirmités ; comme avocat, il nous restaure quand nous avons péché.
                  - Son sacerdoce a pour premier objet la prévention ; son service d’avocat a pour objet la guérison.
                  - Le ministère de Christ nous offre une aide parfaite pour notre séjour terrestre, malgré notre faiblesse. Nous sommes vraiment sur le terrain de l’Ennemi et en présence de sa puissance, mais nous pouvons être vainqueurs dans ce conflit, parce que nous sommes aidés à nous approcher tout près de Dieu par l’action sacerdotale du Seigneur Jésus Christ.


QUESTIONS

                        1 - Le chrétien doit-il rester silencieux en présence des grands maux de la terre ? Ne doit-il pas essayer de redresser ce qui ne va pas dans le monde ?
            
Il est à peine imaginable que le chrétien reste silencieux et cautionne ainsi les maux. Cependant, quand il ouvre la bouche pour en parler, quel est son objectif ?
            Les chrétiens ont-ils été commissionnés par Dieu pour redresser le monde ? Sont-ils placés comme des rois sur la montagne sainte de Sion pour dispenser le jugement et la justice sur la terre ? Certainement pas. Mais le jour vient où Christ régnera, selon les Psaumes 2 et 72, et d’autres passages. Le redressement du monde sera fait par Lui à son avènement.
            Les prophètes de l’Ancien Testament et les apôtres du Nouveau Testament n’étaient pas silencieux quant à l’énormité des péchés des hommes. Mais ils ont donné plus d’importance aux péchés des hommes contre Dieu qu’aux péchés d’un homme contre son voisin, et ils ont chargé ces péchés sur les consciences des hommes avec l’objectif de provoquer leur repentance afin qu’ils entrent ainsi dans de justes relations avec Dieu. Si, suite à cette action, ceux qui cherchaient la justice devant Dieu changeaient leurs manières de vivre, c’était effectivement très bien. Cependant, l’objet premier du témoignage du chrétien est d’amener les âmes dans une relation avec Dieu qui ne peut exister sans le salut de leur âme.

                        2 - Le croyant qui fait tout ce quil peut pour améliorer les choses na rien à perdre, nest-ce pas ? Beaucoup dassociations utiles existent, et il peut les aider dans leur bon travail.
            
Si un croyant se détourne du but de Dieu pour lui, il en subira vraiment un très grand dommage.
            Prenons un enfant de Dieu sérieux, qui veut servir Dieu en améliorant le monde sans avoir recherché ce que Dieu a en vue pour lui. Il risque de faire un travail que s’est réservé le puissant Fils de Dieu quand Il viendra dans sa gloire avec ses saints, et non celui qui lui a été attribué. En faisant cela cause-t-il un dommage ou un préjudice à la gloire divine ? Évidemment, et ce préjudice est double. Premièrement, il perd de l’énergie en poursuivant une activité qui n’est pas au programme de Dieu pour les siens. Deuxièmement, il cause un déshonneur à Dieu d’avoir négligé de rechercher en quoi consiste ce programme.
            L’Église, composée de tous les saints de Dieu, est, sur terre, comme une forteresse en zone occupée par l’Ennemi, ou, pour prendre une autre image, elle est comme une ambassade dans un pays étranger. Est-ce que les fonctionnaires de l’ambassade britannique à Paris sont dans cette ville afin d’améliorer la vie des Français ? Est-ce qu’ils organisent des manifestations, ou se joignent à des associations pour faire une réforme politique ? Certes non. Ils sont là pour s’occuper des intérêts du chef du gouvernement de leur propre pays, et pour représenter correctement ses intérêts aux yeux des Français. S’ils interféraient dans les affaires françaises, ce serait vraiment une insulte aux Français et à leur gouvernement.
            Nous, chrétiens, étant ambassadeurs du ciel, sommes concernés par les intérêts de Christ. Nous Le représentons. Nous ne nous mêlons pas des intérêts du monde comme si nous étions des citoyens du monde et des partisans de son système. Nous sommes des étrangers et devons nous comporter comme tels.

                        3 - Vous préconiseriez sûrement que, durant notre séjour sur la terre, nous fassions tout le bien que nous pouvons ?
            
Certainement. Le nœud du problème se trouve, cependant, dans la question de savoir quel bien nous pouvons faire.
            Supposons qu’un bateau se soit enlisé dans le sable lors d’une tempête et que les vagues le brisent. Les marins sont déjà sur les mâts. Le canot de sauvetage approche. Le capitaine le dirige habilement à côté du navire condamné. Mais que voyons-nous ? Au lieu d’évacuer les gens pour les mettre en sécurité dans le canot de sauvetage, les marins, marteau à la main, avec un sac plein de clous sur le dos essayent avec une énergie fébrile de réparer les ravages de la mer et de reclouer les planches brisées. Le capitaine proteste, mais ils sont intraitables. Ne font-ils pas pourtant tout le bien qu’ils peuvent au bateau en péril ? Certainement. Mais ils ont abandonné leur véritable appel. Ils sont appelés à sauver les occupants du bateau et non à le réparer. D’ailleurs, leurs faibles efforts échouent. Leurs clous ne sont d’aucune utilité contre la mer en fureur. Leur travail sera détruit et les marins qui auraient pu être sauvés, seront noyés.
            Est-il besoin de donner l’application de notre parabole ? Faites tout le bien que vous pouvez, mais quel bien pouvez-vous faire ?

                        4 - Quel est alors lobjet du service et des activis du chrétien ?
            
Sauver des personnes, les tirer hors du monde, comme la parabole l’indique. Nous ne pouvons pas exagérer ce point. Des milliers de chers chrétiens sont occupés à rafistoler les défauts croissants du système du monde. La marée de l’anarchie et de l’apostasie submergera tous leurs efforts, et, en attendant, ils sont détournés de ce qu’ils pourraient accomplir pour Dieu : montrer le chemin du salut aux âmes en les arrachant au système du monde.
            Leur sottise, cependant, ne s’arrête pas là. Par ces efforts bien réfléchis, ils se sont eux-mêmes empêtrés à un degré considérable dans le système du monde au lieu de dire avec Paul : « Le monde m’est crucifié, et moi au monde » (Gal. 6 : 14).
            Lot s’est « assis à la porte de Sodome » (Gen. 19 : 1) ; il agissait en tant que magistrat, lui, un homme juste. Il doit avoir désiré améliorer cette société d’une injustice et d’une immoralité effrayantes avec la plus grande sincérité. En définitive, il n’a rien accompli du tout, mais il a perdu sa propre puissance comme témoin et une partie de sa famille est restée sous le jugement. « Il sembla aux yeux de ses gendres qu’il se moquait » (v. 14). Lui-même a échappé au dernier moment, sans pouvoir en délivrer d’autres. Son épouse même a été perdue, et bien que les anges aient extirpé ses deux filles célibataires, elles sont promptement tombées dans les habitudes du monde : l’ivresse et l’immoralité – les péchés mêmes de Sodome.
            Quelle histoire ! Quel avertissement pour nous ! Faisons-y attention.

                        5 - Nous nous retirons naturellement des conflits. Si nous prenons notre vraie position est-ce que nous pourrons les éviter ?
            
Ils sont tout à fait inévitables. Nous devons nous décider pour Christ. En Jean 15 et 16, après avoir dévoilé à ses disciples leur vraie place sur la terre comme ses témoins, le Seigneur a terminé avec ces mots : « Vous avez de la tribulation dans le monde ; mais ayez bon courage, moi j’ai vaincu le monde » (Jean 16 : 33).
            La tribulation, d’une manière ou d’une autre, nous l’aurons. Mais nous aurons également de notre côté la puissance du Seigneur ressuscité. « Toute autorité » a-t-Il dit, « m’a été donnée dans le ciel et sur terre. Allez donc et faites disciples toutes les nations… Et voici, moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à l’achèvement du siècle » (Mat. 28 : 18-20).
            Si nous nous écartons de son chemin, si nous changeons son programme et que nous allions avec le monde, pouvons-nous espérer expérimenter sa puissance ? Non.
            Alors que, plus nous serons obéissants à sa Parole, plus cette puissance sera à notre disposition. Il détient toute puissance et toute autorité, et cela dans les deux sphères : le ciel, siège des puissances du mal qui sont contre nous, et la terre, où elles opèrent et où nous sommes encore.
            En Éphésiens 6 : 12, le diable et ses anges sont appelés « les dominateurs de ces ténèbres » (le mot grec pour dominateur est kosmokrator, ou littéralement, législateur du monde) ; ils dirigent le kosmos (ce système organisé du monde). Mais en 2 Corinthiens 6 : 18, Dieu parle de Lui-même comme le « Tout-puissant », le mot grec étant Pantokrator, c’est-à-dire le dirigeant de tout (de l’univers entier), et pas simplement de ce petit kosmos où nous nous déplaçons et souffrons.
            Tremblons-nous en présence de ceux qui, invisibles et puissants, dirigent le kosmos ? Au-dessus d’eux, il y a le trône du Tout-puissant – du gouverneur de l’univers. Il est pour nous. Les clefs de sa puissance sont aux mains de Jésus. Nous pouvons rester paisibles.

                        6 - Comment un chrétien peut-il le mieux se garder lui-même sans tache dans le monde ?
            
Ce sera en maintenant un contact permanent avec le Seigneur dans le ciel. Le négatif est maîtrisé par la force du positif. Le plus grand englobe le moindre.
            Le chrétien est comme un plongeur. Il se trouve dans un élément qui lui est tout à fait étranger. Pourquoi un plongeur met-il une combinaison de plongée quand il souhaite passer une demi-heure au fond de la mer ? Parce qu’il sait que deux choses sont nécessaires. Il y a un aspect négatif : l’eau doit être maintenue au-dehors, et un autre positif, l’air doit être gardé à l’intérieur. Par conséquent, il s’habille d’un vêtement hermétique et s’assure qu’il a une communication ininterrompue avec la réserve illimitée d’air qui est au-dessus de lui. Si l’air est nécessaire, l’imperméabilité à l’eau l’est tout autant. Il doit avoir une réserve d’air, et aussi se protéger de l’eau.
            Si le plongeur ne peut pas maintenir seul son approvisionnement en air, mais dépend absolument d’une aide constante d’en haut, ceci ne fait qu’augmenter la valeur de cette illustration. Il y a, grâces à Dieu, Celui qui est au-dessus, avocat et prêtre, et son fidèle service ne manque jamais.
            Comme le plongeur, nous sommes dans un environnement de mort dans ce monde pendant un certain temps, et notre rôle n’est pas de nettoyer le fond de la mer, mais de rechercher les perles que notre Maître apprécie.


F. B. Hole - « Pour mieux comprendre la foi chrétienne » (vol. 2)

À suivre (06-01-24) : « La deuxième venue du Seigneur »