Ce que le Seigneur est pour le croyant
Le Seigneur est bon
Le Seigneur est fidèle
Le Seigneur est puissant
Le Seigneur est une aide
Le Seigneur est proche
Le croyant est « fils de Dieu par la foi au Seigneur Jésus » (Gal. 3 : 26) et enfant de Dieu (1 Jean 3 : 2). Il a ainsi le privilège d’être l’objet de l’amour de Celui qu’il connaît comme Père, et des soins constants de la part de Celui à qui il appartient et avec lequel il est dans une telle relation. Le prix payé pour son rachat fait de lui quelqu’un de précieux pour Dieu qui l’a aimé (És. 43 : 4) au point de donner son Fils unique pour le sauver. Il est de même l’objet de l’amour du Seigneur Jésus qui l’a aimé et s’est livré Lui-même pour lui (Gal. 2 : 20), donnant sa vie sur la croix pour le sauver et l’amener à Dieu comme un enfant bien-aimé - « À tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être (ou : de devenir) enfants de Dieu » (Jean 1 : 12).
Lorsque le moment sera venu, le Seigneur Jésus viendra Lui-même chercher les siens et les faire entrer dans la maison de son Père où Il leur a préparé des places auprès de Lui (Jean 14 : 3). Son désir est que ceux qu’Il a achetés à prix – au prix de son sang précieux (1 Pi. 1 : 18) - soient éternellement avec Lui, afin qu’ils voient à toujours sa gloire donnée par le Père (Jean 17 : 24).
Citoyens du ciel, étrangers sur la terre, nous attendons la venue du Seigneur et le jour éternel de gloire, de repos et de bonheur auprès de Lui. Mais alors que nous sommes encore sur la terre et que « nous soupirons… attendant la délivrance de notre corps » (Rom. 8 : 23), Il s’occupe de nous depuis le ciel et nous bénéficions de son amour et de sa sollicitude. Il n’oublie aucun des siens ; Il vient les fortifier, les encourager, les consoler ; Il les secourt dans la détresse et les aide à traverser les difficultés de la vie de pèlerin et d’étranger. Lui-même a vécu sur la terre et Il sait ce qu’est le monde dans lequel nous sommes. C’est pourquoi Il nous fait éprouver toutes les manifestations de son amour envers nous, en bonté, en fidélité, en puissance. Il reste toujours près de nous, comme Il l’a promis aux siens avant de les quitter : « Et voici, moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à l’achèvement du siècle » (Matt. 28 : 20). Près de Lui, on est bien gardé (1 Sam. 22 : 23) et « sa présence sainte éloigne tout effroi » (Hymnes & Cantiques n° 146, str. 1).
Chacun de nous qui appartenons au Seigneur Jésus qui nous a achetés pour Dieu au prix de sa vie (1 Cor. 6 : 19b ; Apoc. 5 : 9), peut réaliser quelque chose de ce que le Seigneur est pour lui, l’éprouvant personnellement dans la communion avec Lui – « l’Éternel est mon berger » (Ps. 23 : 1) ; « Tu es mon secours » (Ps. 70 : 6) … Nous considérerons cinq caractères de Dieu et du Seigneur Jésus dont nous pouvons éprouver la manifestation dans les circonstances de notre vie. Que durant chaque jour qui nous sépare du retour du Seigneur, nous soyons ainsi encouragés et que nous puissions dire avec le psalmiste : « Mon âme, bénis l’Éternel, et n’oublie aucun de ses bienfaits » (Ps. 103 : 2) !
« … si toutefois vous avez goûté que le Seigneur est bon » (1 Pierre 2 : 3)
Le Psaume 136, dans chacun de ses 26 versets, évoque la bonté de Dieu et ses manifestations envers le croyant. La bonté est l’un des caractères de l’amour de Dieu, comme la grâce et la miséricorde. Dieu nous a aimés alors que nous étions haïssables et pécheurs, et Il a déployé son amour envers nous, avec sa bonté et sa miséricorde, pour nous sauver (voir Tite 3 : 4-5).
Mais la bonté de Dieu n’est pas seulement intervenue pour nous sauver. Comme Lui-même est éternel, sa bonté « demeure à toujours » (Ps. 138 : 8 ; Ps. 136). Ainsi, elle s’exprime en tout temps envers ceux qui sont les objets de son amour éternel : « La bonté de l’Éternel est de tout temps et à toujours sur ceux qui le craignent » (Ps. 103 : 17). Avons-nous « goûté », apprécié, cette bonté de Dieu pour nous ? David, en son temps, l’avait bien souvent éprouvée dans sa vie difficile de fugitif. Ensuite, lorsque la promesse de Dieu envers lui s’est accomplie et qu’il est devenu roi, il s’est souvenu de cette bonté et a voulu en faire bénéficier un homme qui ne la méritait pas et vers lequel ses pensées naturelles ne l’auraient pas conduit – « les boiteux et les aveugles… sont haïs de l’âme de David » (2 Sam. 5 : 8). Mais que dit-il ? « Y a-t-il quelqu’un de reste de la maison de Saül ? J’userai envers lui d’une bonté de Dieu » (voir 2 Sam. 9).
Le psalmiste a pu exalter l’Éternel « car il est bon ; car sa bonté demeure à toujours » (Ps. 136 : 1). Il en donne de multiples preuves tout au long des circonstances rappelées dans ce psaume, et l’auteur conclut en glorifiant encore Dieu : « car sa bonté demeure à toujours » (v. 26). Éprouver chaque jour et en tant de circonstances la bonté de Dieu envers nous, nous conduit d’une part à rendre grâces et glorifier Celui qui demeure fidèle en sa bonté - « Louez l’Éternel… car sa bonté est grande envers nous » (Ps. 117) - et d’autre part à Lui demander de nous faire goûter une telle bonté par laquelle Il veut réjouir nos cœurs au début de chacune de nos journées : « Rassasie-nous, au matin, de ta bonté ; et nous chanterons de joie, et nous nous réjouirons tous nos jours » (Ps. 90 : 14 ; voir Ps. 143 : 8a).
Le Psaume 107 est l’un de ces psaumes qui célèbrent l’Éternel parce qu’Il est bon (v. 1, 8, 15, 21, 31). Il est écrit pour que celui qui est sage selon Dieu soit attentif à ce qui y est exposé, et qu’ainsi il « comprenne les bontés de l’Éternel » (v. 43). Notre Dieu veut que nous ressentions ses bontés continuelles envers nous, mais aussi que nous les comprenions et que nous discernions par elles le caractère de bonté de Dieu. Dans ce Psaume, la bonté de l’Éternel se manifeste dans les délivrances merveilleuses qu’Il opère envers les siens qui connaissent détresse et angoisse. Lorsque nous connaissons des situations difficiles dans notre vie de chrétien et que nous crions à notre Dieu, puissions-nous éprouver sa grande bonté par laquelle Il intervient pour notre délivrance. Cela nous donne tant de motifs pour le glorifier !
« Le Seigneur est fidèle : il vous affermira et vous gardera du Méchant » (2 Thessaloniciens 3 : 3)
Quelle sûreté pour le croyant de réaliser qu’il a affaire à un Dieu dont la fidélité est constante et inébranlable ! La fidélité est aussi un caractère de Dieu : « Ton Dieu, qui est Dieu, le Dieu fidèle » (Deut. 7 : 9), dit Moïse au peuple d’Israël. « C’est un Dieu fidèle, et il n’y a pas d’iniquité en lui ; il est juste et droit » (Deut. 32 : 4), confirme-t-il dans son cantique. Dans ce verset de la deuxième lettre aux Thessaloniciens, la fidélité du Seigneur se manifeste de deux manières :
- Il affermira : il nous rendra plus forts ; c’est ce qu’Il opère pour nous par sa puissance (Rom. 16 : 25). Il affermit et encourage notre foi (1 Thes. 3 : 11), et Il veut aussi le faire pour nous dans les bonnes œuvres et les bonnes paroles (2 Thes. 2 : 17) ;
- Il gardera du Méchant (ou : du mal) : Il nous protégera du Méchant qui « cerne le juste » (Hab. 1 : 4). Le lion rugissant rôde autour de nous, cherchant à nous « dévorer », nous engloutir (1 Pi. 5 : 8) ; le serpent rusé essaye de détourner nos pensées de Christ (2 Cor. 11 : 3). Mais Dieu agira en faveur du fidèle qui crie vers Lui : « Mon Dieu ! fais-moi échapper de la main du méchant » (Ps. 71 : 4 ; voir Ps. 140 : 5).
Dans sa première lettre aux Thessaloniciens, l’apôtre Paul encourage ces croyants éprouvés en leur rappelant que le Dieu de paix, dans sa fidélité, les sanctifiera et les conservera – corps, âme et esprit – sans reproche à la venue du Seigneur (1 Thes. 5 : 23-24). Nous réalisons que c’est Dieu qui seul peut faire cela en nous et que, malgré nos infidélités, Il ne manquera pas d’achever ce qu’Il s’est proposé à notre égard (Ps. 138 : 8 ; Phil. 1 : 6). « Celui qui a promis est fidèle » (Héb. 10 : 23) et sa fidélité garantit la réalisation de ses promesses envers nous.
Dieu ne permet pas que « la mise à l’épreuve de notre foi » (1 Pi. 1 : 7) ne dépasse la mesure qu’Il sait adaptée en intensité et en durée pour nous – « Vous aurez une tribulation de dix jours » (Apoc. 2 : 10), dit le Seigneur à l’assemblée de Smyrne. Cette mesure divine est un effet de sa fidélité. « C’est en fidélité que tu m’as affligé » (Ps. 119 : 75b), dit le psalmiste qui réalise que la discipline paternelle lui était nécessaire et bénéfique. La mise à l’épreuve doit manifester que nous reflétons ce caractère de Dieu ; il en résultera une bénédiction pour nous (Jac. 1 : 12). Si nous devons être éprouvés, toutefois souvenons-nous que « Dieu est fidèle, qui ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de ce que vous pouvez [supporter], mais avec la tentation il fera aussi l’issue, afin que vous puissiez la supporter » (1 Cor. 10 : 13).
Savoir que Dieu est fidèle nous conduit à placer notre confiance en Lui. Nous pouvons le faire parce qu’Il en est digne et qu’Il est toujours constant ; en Lui, il n’y a « pas de variation ni ombre de changement » (Jac. 1 : 17) – « Lui demeure fidèle, car il ne peut pas se renier lui-même » (2 Tim. 2 : 13). Quelle assurance pour nous de la fidélité sans faille de notre Dieu, qui nous affermit – souvent par le moyen de l’épreuve - et nous garde du mal ! (voir Jude 24-25).
« (Le serviteur) sera tenu debout, car le Seigneur est puissant pour le tenir debout » (Romains 14 : 4)
Avons-nous la connaissance de ce qu’est la puissance de Dieu ? Que notre Dieu Lui-même éclaire « les yeux de nos cœurs », afin que nous apprenions et réalisions quelque peu quelle est « l’excellente grandeur de sa puissance envers nous qui croyons » (Éph. 1 : 19) ! Quelle est-elle, cette puissance extraordinaire dont Dieu use envers ceux qui croient en Lui ? C’est celle qu’Il a déployée dans la création : l’univers, les mondes, les choses visibles et les invisibles ; tout a été créé par Lui. C’est encore celle par laquelle Il soutient tout (Col. 1 : 16 ; Héb. 1 : 3). C’est aussi la puissance par laquelle Il a ressuscité le Seigneur Jésus, « selon l’opération (énergie) de la puissance de sa force, celle qu’il a déployée dans le Christ en le ressuscitant d’entre les morts » (Éph. 1 : 20). La puissance de Dieu est immense et incomparable et, dans sa grâce, Il la déploie en faveur de ses bien-aimés enfants.
« Il n’y a pas de force en nous » (2 Chr. 20 : 12), confessait le roi Josaphat devant l’Éternel, alors qu’une multitude d’ennemis venait lui faire la guerre. Avec foi, il se tourne vers le Dieu fort, puissant pour le secourir. L’ennemi de nos âmes et aussi l’homme méchant, sont plus forts que nous, mais nous pouvons exprimer notre confiance en Dieu comme un autre roi fidèle (Asa, dans la première partie de sa vie). Alors qu’il devait faire face à une armée ennemie d’un million d’hommes et de trois cents chars, il fait cette prière : « Éternel ! il n’y a pas de différence pour toi, pour aider, qu’il y ait beaucoup de force ou pas de force. Aide-nous, Éternel, notre Dieu ! car nous nous appuyons sur toi » (voir 2 Chr.14 : 9-12). Dans la détresse, dans l’épreuve, dans la faiblesse, la puissance divine agira pour nous, si nous nous confions en Dieu et nous attendons à Lui. Sa puissance se déploie pour garder les siens (1 Pi. 1 : 5), les délivrer, les secourir, les maintenir debout. Elle répond à notre foi - « Que votre foi repose… sur la puissance de Dieu » (1 Cor. 2 : 5) - et à notre faiblesse - « Quand je suis faible, alors je suis fort » (2 Cor. 12 : 10).
Si nous croyons pouvoir nous tenir debout avec nos propres forces, estimant ne pas avoir besoin de la puissance divine pour marcher dans ce monde, nous ne tiendrons pas longtemps debout et nous serons défaits par le monde – « Que celui qui croit être debout prenne garde de ne pas tomber » (1 Cor. 10 : 12). C’est la puissance du Seigneur qui nous maintient fermement dans notre marche et notre service pour Lui (voir Rom. 14 : 4b). C’est bien « dans le Seigneur et dans la puissance de sa force » (Éph. 6 : 10) et là seulement, qu’il nous faut puiser les forces dont nous avons besoin dans nos combats spirituels et pour vaincre le monde.
« … de sorte que, pleins de confiance, nous disions?: “Le Seigneur est mon aide ; je ne craindrai pas : que me fera l’homme ?” » (Hébreux 13 : 5-6)
Le croyant est pleinement assuré qu’il peut toujours compter sur l’aide du Seigneur, « car lui-même a dit?: “Je ne te laisserai pas et je ne t’abandonnerai pas” » (Héb. 13 : 5a). Celui qui s’approprie cette promesse divine peut alors affirmer qu’Il trouvera toujours en Lui son aide, et cela lui ôte toute crainte. Il aura la certitude que Celui dont Il connaît l’amour pour Lui l’aidera, et toute crainte disparaîtra dans cet amour divin (1 Jean 4 : 18).
Le Seigneur n’est pas seulement une aide, que l’on recherche peut-être seulement lorsqu’on a épuisé toutes celles que l’on croyait trouver autour de nous. Au Psaume 118 : 6, le psalmiste dit : « Le Seigneur est pour moi » - traduit dans l’épître aux Hébreux par « Le Seigneur est mon aide ». Le croyant réalise que la seule aide véritable ne se trouve que dans le Seigneur, Celui qui est « pour lui », de son côté, et qui seul peut prendre sa cause en main et le secourir dans la détresse – « si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » (Rom. 8 : 31).
La puissance de Dieu vient en aide à celui qui se confie en Lui. C’est dans son amour, mais par sa puissance, qu’Il aide ceux qui réalisent leur faiblesse, leur impuissance, et qui regardent à Lui « en qui est la force » (2 Chr. 3 : 17). Avons-nous fait cette expérience avec notre Dieu : « Comme tu as aidé celui qui n’avait pas de puissance ! Comme tu as délivré le bras qui était sans force ! » (Job 26 : 2) ? Lorsque nous prenons conscience que nous ne sommes que des vases de terre, fragiles, nous sommes alors capables de réaliser que « l’excellence de la puissance » est « de Dieu » et non pas de nous (2 Cor. 4 : 7). C’est la faiblesse du vase humain qui permet la manifestation de la puissance de Dieu.
Soyons conscients de notre faiblesse, afin de rechercher l’aide du Seigneur en nous appuyant avec foi sur Lui, le Dieu puissant. Si nous admettons qu’il n’y a pas de force en nous-même, nous chercherons alors « la puissance de sa force » (Éph. 6 : 10). C’est à un Gédéon conscient de sa faiblesse et de son impuissance, que Dieu dit : « L’Éternel est avec toi, fort et vaillant homme… Va, avec cette force que tu as… Moi, je serai avec toi » (voir Jug. 6 : 15, 2, 14,16). « Dieu a parlé une fois ; … deux fois j’ai entendu ceci, que la force est à Dieu » (Ps. 62 : 12). Oui, Il est Celui en qui est la force, mais Il la met à la disposition de ceux qui réalisent leur faiblesse et puisent leur force en Lui pour être aidés. Comme le roi Ézéchias, nous pourrons alors affirmer : « Avec nous est l’Éternel, notre Dieu, pour nous aider » (2 Chr. 32 : 8).
L’aide que nous apporte le Seigneur nous garde de toute crainte de l’homme. Nous en avons un bel exemple avec les trois amis de Daniel, menacés d’être jetés vivants dans « la fournaise de feu ardent » (Dan. 3 : 15). C’est sans aucune crainte de la colère du puissant roi Nebucadnetsar et de ses menaces de mort, qu’ils lui répondent : « Notre Dieu que nous servons peut nous délivrer de la fournaise de feu ardent, et il [nous] délivrera de ta main, ô roi ! » (Dan. 3 : 17). Certainement, chacun de ces trois jeunes hommes fidèles aurait pu dire au roi : « Le Seigneur est mon aide ; je ne craindrai pas : que me fera l’homme ? ». Ils se confiaient entièrement dans leur Dieu et dans l’aide que Lui seul pouvait leur apporter dans cette épreuve. Ils plaçaient aussi leur confiance en Celui qui dit à son racheté : « Je ne te laisserai pas et je ne t’abandonnerai pas » (Héb. 13 : 5), comme Il l’avait dit autrefois à d’autres de ses serviteurs (Jos. 1 : 5 ; Gen. 28 : 15 ; Deut. 31 : 6, 8). Et la foi des trois jeunes hébreux a été récompensée !
Chaque enfant de Dieu peut certainement s’attribuer les paroles que l’Éternel adressait autrefois à Israël : « Je te fortifierai ; oui, je t’aiderai ; oui, je te soutiendrai… Car moi, l’Éternel, ton Dieu, je tiens ta [main] droite, [moi] qui te dis : Ne crains pas, moi je t’aiderai » (És. 41 : 10, 13, 14). Il est notre Dieu, Il est avec nous et pour nous – « Qui sera contre nous ? » (Rom. 8 : 31), et ainsi nous pouvons compter sur son aide lorsque nous en avons besoin. N’hésitons pas à nous tourner vers Lui par la prière afin de demander l’aide de Celui dont nous avons pu goûter la bonté à tant d’occasions de notre vie : « Aide-moi, Éternel, mon Dieu ! Sauve-moi selon ta bonté ! » (Ps. 109 : 26).
« Le Seigneur est proche ; ne vous inquiétez de rien… » (Philippiens 4 : 5)
Nous aimons la pensée bien connue que le Seigneur est proche de nous de deux manières : dans le temps et par sa présence.
Sa venue prochaine pour nous prendre au ciel auprès de Lui est propre à consoler et encourager les rachetés qui peuvent dire, comme l’apôtre Paul : « être avec Christ, c’est, de beaucoup, meilleur » (Phil. 1 : 23). Lorsque le même apôtre, dans sa première lettre aux croyants de Thessalonique, les entretient de la venue du Seigneur pour les enlever au ciel – les morts en Christ, tout d’abord, mais aussi « nous les vivants qui restons » –, il conclut en disant : « Consolez-vous (ou : encouragez-vous) donc l’un l’autre par ces paroles » (1 Thes 4 : 16-18).
La proximité du Seigneur avec nous (Matt. 28 : 20) nous soutient, son amour ressenti chasse la crainte de nos cœurs et nous conduit à nous tourner vers Lui par la prière ; nous pouvons ainsi Lui remettre tout ce qui nous concerne. Des prières, des supplications, mais aussi des actions de grâces à notre Dieu et Père, rempliront nos cœurs de la paix de Dieu éprouvée dans sa communion, quelles que soient les circonstances à traverser (Phil. 4 : 6-7). La prière nous tient près du Seigneur et l’âme inquiète et troublée trouve paix et repos en sa présence. N’est-ce pas ce que le Seigneur Jésus a promis à ses disciples dans son dernier entretien avec eux avant de les quitter ? Il leur dit à deux reprises : « Que votre cœur ne soit pas troublé » ; « Que votre cœur ne soit pas troublé, ni craintif », et Il ajoute : « Je vous laisse la paix ; je vous donne ma paix » (Jean 14 : 1, 27). Nous recevons de sa part la paix qu’Il nous a acquise à la croix (Col. 1 : 20), mais aussi celle qu’Il a éprouvée tout le long de son chemin difficile sur la terre. Apporter nos inquiétudes au Seigneur par la prière nous apportera une paix au-delà de toute compréhension humaine, la « paix de Dieu » (Phil. 4 : 7).
Aujourd’hui, comme chaque jour, le Seigneur est avec nous et près de nous. Puissions-nous ressentir les effets heureux et bénis de sa présence dans notre vie, notre marche, notre service. Bientôt sa promesse certaine s’accomplira, et alors « nous serons toujours avec le Seigneur » (1 Thes. 4 : 17b), tout près de Lui éternellement. Par ses soins d’amour constants, nous apprenons à Le connaître toujours mieux, mais alors chacun de nous pourra réaliser dans la perfection de sa présence : « Je connaîtrai à fond, comme aussi j’ai été connu » (1 Cor. 13 : 12).
Ph. Fuzier – septembre 26