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Suivre le Seigneur
 
 Quelques exemples de l'Ancien Testament
 Des paroles d'avertissement que le Seigneur adresse, dans le Nouveau Testament, à ceux qui désirent Le suivre
 
            Suivons-nous le Seigneur ? Marchons-nous sur ses traces dans le sentier qui a été le sien ici-bas ?
 
                        C'est une voie étroite et sainte, loin du monde, loin du péché,
                        Mais d'où l'amour bannit la crainte : Jésus lui-même y a marché.
 
            Tel est « sentier des justes » (Prov. 4 : 18) qui conduit vers le ciel ; courons « droit au but pour le prix de l'appel céleste de Dieu qui est dans le christ Jésus » (Phil. 3 : 14).
 
            Alors qu'Israël traversait le désert, certaines personnes qui suivaient de loin la troupe des voyageurs se distançaient rapidement de l'Arche, qui était une figure de Christ, et s'exposaient ainsi au danger.
            L'Eternel dit à son peuple : « Souviens-toi de ce que t'a fait Amalek, en chemin, quand vous sortiez d'Egypte : comment il te rencontra dans le chemin, et tomba en queue sur toi, sur tous les faibles qui se traînaient après toi, lorsque tu étais las et harassé, et ne craignit pas Dieu » (Deut. 25 : 17-18). Sans raison précise sinon sa méchanceté, l'ennemi tombe sur les faibles et il ne les épargne pas !  
 
            C'est en restant près du Seigneur que nous serons en sécurité, et gardés du sommeil spirituel. La Parole de Dieu fournit plusieurs exemplesde personnes qui ont suivi le Seigneur de tout leur coeur ; elle montre aussi le danger de suivre le Seigneur de loin ou d'avoir la prétention d'avancer sans lui donner la première place.
 
 
 
 Quelques exemples de l'Ancien Testament
 
                        Caleb
 
            Caleb avait été choisi par la tribu de Juda pour faire partie des princes qui devaient aller reconnaître le pays de Canaan (Nom. 13 : 3, 7). Après un voyage périlleux, au cours duquel l'Eternel les avait gardés de tout mal, ils reviennent rendre compte à Moïse et Aaron, et à toute l'assemblée d'Israël (v. 27). Ils doivent reconnaître que ce pays est incontestablement ruisselant de lait et de miel.
            Toutefois dix d'entre eux ajoutent aussitôt : « Seulement le peuple qui habite dans le pays est fort, et les villes sont fortifiées, très grandes ; et nous y avons vu aussi les enfants d'Anak (des géants)... (v. 29).
            Alors Caleb fait taire le peuple devant Moïse et dit : « Montons hardiment et prenons possession du pays... » (v. 31). Il compte sur les promesses de Dieu et se souvient des délivrances déjà reçues. Il est rejoint par Josué, mais les autres princes décrient le pays désirable (v. 33 ; Ps. 106 : 24) et le peuple parle de lapider ces deux fidèles témoins (Nom. 14 : 10).
            Dieu rend témoignage au sujet de Caleb et lui fait des promesses : « Mon serviteur Caleb, parce qu'il a été animé d'un autre esprit et qu'il m'a pleinement suivi, je l'introduirai dans le pays où il est entré, et sa semence le possédera » (Nom. 14 : 24). Tandis que les autres princes meurent immédiatement de plaie et toute cette génération, qui s'est associée à eux, va périr dans le désert, à cause de son incrédulité. Seuls, Caleb, fils de Jephunné le Kénizien et Josué, fils de Nun, survivront : « Ils ont pleinement suivi l'Eternel (Nom. 32 : 11,12). Caleb le rappelle, au moment du partage de l'héritage, plus de quarante ans après : il a pleinement suivi l'Eternel son Dieu ! Il rappelle à Josué la promesse que Moïse lui avait faite alors : « Si le pays que ton pied a foulé n'est à toi pour héritage, et à tes fils, pour toujours ! Car tu as pleinement suivi l'Eternel, mon Dieu » (Jos. 14 : 9, 14 ; Deut. 1 b : 36). Cette expression revient sept fois dans l'Ecriture au sujet de Caleb.
            La montagne dont il hérite, habitée par les Anakims, est loin d'être facile à prendre, mais Caleb déclare avec humilité : « Peut-être que l'Eternel sera avec moi » (v. 12). Josué le bénit et il lui accorde Hébron (qui signifie « communion ») en héritage : Caleb s'en empare. Cet homme de foi n'a pas douté un instant que Dieu, selon ses promesses, donnerait le pays à Israël !
            Il faut « joindre à la foi, la vertu » (2 Pier. 1 : 5) et il est nécessaire de centrer ses pensées sur l'Eternel. Amis chrétiens, n'ayons pas un coeur « double » - littéralement : « un coeur et un coeur » (1 Chr. 12 : 33.
 
 
                        Ruth
 
            Dieu a travaillé chez Ruth et son attitude montre « la foi opérant par l'amour » (Gal. 5 : 6). Elle dit à Naomi, sa belle-mère : « Ne me prie pas de te laisser, pour que je m'en retourne d'avec toi ; car où tu iras, j'irai, et où tu demeureras, je demeurerai : ton peuple sera mon peuple et ton Dieu sera mon Dieu. Là où tu mourras, je mourrai… Ainsi me fasse l'Eternel, et ainsi il y ajoute, si la mort seule ne me sépare de toi ! » (Ruth  1 : 16-17). Alors  Naomi, voyant « qu'elle était résolue d'aller avec elle... cessa de lui parler (v. 18).
            Ruth est déterminée, elle a tout bien « pesé » (Prov. 4 : 26) : rien ne peut la faire changer d'avis, elle ne regardera pas en arrière. Elle a compris que le Dieu de Naomi était le vrai Dieu. Un amour sincère pour sa belle-mère l'anime ; elle s'attache à son peuple, à son Dieu. Les choix que nous devons faire pour le Seigneur se font au quotidien.
 
 
                        Abiathar
 
            Pour être « fort », il faut rechercher la communion avec le Seigneur. C'est le seul moyen d'être gardé des assauts de l'ennemi. David, un type de Christ, disait à Abiathar, qui avait perdu tous les siens lors du massacre à Nob de tous les sacrificateurs et de toutes leurs familles : « Demeure près de moi, ne crains point… tu seras bien gardé » (1 Sam. 22 : 23). Ces paroles d'accueil de David sont un encouragement pour le jeune sacrificateur qui vient trouver, auprès du roi rejeté, protection et délivrance.
            Nous sommes-nous réfugiés auprès d'un Christ rejeté ? On ne le fait que lorsqu'on est, comme Abiathar, à l'extrémité. Il faut avoir perdu tout espoir de se secourir soi-même. Rien ne nous manquera ensuite, du fait de sa présence, pour Le suivre : en demeurant en lui, nous pourrons « marcher comme lui a marché » (1 Jean 2 : 6).
 
 
                        Itthaï        
   
            Pourchassé par son fils Absalom, le roi David dit à Itthaï le Guithien : « Pourquoi viendrais-tu, toi aussi, avec nous ? Retourne-t'en, et demeure avec le roi ; car tu es étranger, et de plus tu as émigré dans le lieu où tu habites. Tu es venu hier, et aujourd'hui, je te ferais errer avec nous, çà et là ? Et quant à moi, je vais où je puis aller. Retournes - t'en, et emmène tes frères. Que la bonté et la vérité soient avec toi ! ».  Mais cet homme répond au roi : « L'Eternel est vivant et le roi, mon seigneur, est vivant, que dans le lieu où sera le roi, mon seigneur, soit pour la mort, soit pour la vie, aussi sera ton serviteur ! » (2 Sam. 15 : 19-21).
            Combien David a dû être réjoui devant l'amour de cet homme dévoué, malgré le danger imminent ! « Va, et passe ! », lui dit-il. Alors  Itthaï, le Guithien passe avec tous ses hommes et tous les enfants qui étaient avec lui » (v. 22).
            Tant que tout allait bien sur le chemin, il était impossible de distinguer ceux qui étaient vraiment attachés à David de ceux qui le suivaient par simple intérêt.
            Dieu permet des circonstances où la « neutralité » n'est plus de mise. On voit parfois de nouveaux convertis déployer une grande foi et beaucoup de dévouement. Ayons un tel amour pour le Seigneur et suivons-Le où son amour nous mène.
 
 
 
Des paroles d'avertissement que le Seigneur adresse, dans le Nouveau Testament, à ceux qui désirent Le suivre
 
 
                        Tout quitter pour Le suivre
 
            A cette parole de Pierre : « Voici nous avons tout quitté et nous t'avons suivi », Jésus répond : « En vérité, je vous le dis : il n'y a personne qui ait quitté maison ou frères ou soeurs ou mère ou père ou enfants ou champs, à cause de moi et à cause de l'évangile, et qui n'en reçoive maintenant, en ce temps-ci, cent fois autant, maisons, et frères, et soeurs, et mères, et enfants, et champs, avec des persécutions et, dans le siècle qui vient, la vie éternelle. Mais beaucoup de premiers seront derniers ; et les derniers seront les premiers (Marc 10 : 28-31).
            C'était exact, les disciples avaient « tout quitté » : leurs bateaux, leurs filets de pêche et même leur père. « A cause de moi », précise le Seigneur. Son regard pénétrant lit dans chaque coeur. Notre activité doit l'avoir pour but.
            « Que t'importe ? Toi, suis-moi » (Jean 21 : 22), a dit Jésus à Pierre qui voulait savoir ce qu'il en serait de Jean. Le disciple retiendra la leçon donnée par cet appel personnel. Dans sa première épître, il rappelle que Christ a laissé un modèle, afin que nous suivions ses traces (2 : 21) !
            Chacun, sans doute, fait des faux-pas, mais ce qui compte aux yeux du Seigneur, c'est l'état de notre coeur !
 
 
                        Ne pas regarder en arrière

            « Comme ils étaient en chemin, quelqu'un lui dit : Je te suivrai que tu ailles. Jésus lui répond : Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l'homme n'a pas où reposer sa tête. Il dit à un autre : Suis-moi. Mais celui-ci dit : Seigneur, permets-moi d'aller d'abord ensevelir mon père. Jésus lui répond : Laisse les morts ensevelir leurs morts ; mais toi, va annoncer le royaume de Dieu. Un autre encore dit : Je te suivrai, Seigneur ; mais permets-moi de prendre d'abord congé de ceux qui sont dans ma maison. Jésus lui dit : Nul homme, qui après avoir mis la main à la charrue regarde en arrière, n'est propre pour le royaume de Dieu » (Luc 9 : 57-62) !
            Le premier qui s'adresse à Jésus est plein d'enthousiasme, alors le Seigneur l'avertit que le chemin sera difficile, en tout cas beaucoup plus qu'il ne l'a escompté ! Les deux autres ont des excuses à faire valoir. Tout peut être résumé, dans leur cas, par ces mots « contradictoires » : Seigneur, moi, premièrement.
            Ces deux personnes voulaient d'abord faire des choses tout à fait normales : ensevelir son père, prendre congé des siens...  N'est-ce pas tout à fait compréhensible ? Mais Dieu nous connaît ; sa Parole « discerne les pensées et les intentions du coeur » (Jér. 17 : 9 ; Héb. 4 : 12).
            Le Seigneur veut avoir la première place ! Si Caleb avait pu s'emparer d'Hébron, c'est que l'Eternel occupait la première place dans ses affections.
 
 
                         Veiller sur soi-même
 
            Pierre a cru pouvoir s'appuyer sur ses propres forces. Il affirme à Jésus : « Si tous étaient scandalisés en toi, moi, je ne serai jamais scandalisé en toi » (Matt. 26 : 33).
            A Gethsémané, le Seigneur trouve ses disciples endormis et Il dit à Pierre : « Veillez et priez… l'esprit est prompt, mais la chair est faible » (Matt. 26 : 41). Peu après, on voit Pierre suivre de loin (v. 58). Ses affections ont déjà faibli ; recommandé par Jean, il entre dans le palais du souverain sacrificateur « pour voir la fin », il ne tardera pas à renier son Seigneur (v. 70, 72, 74).
            Si nous réalisons qu'une certaine distance nous sépare du Seigneur, il faut lui demander de ranimer notre amour pour Lui. Il le fera !
            On voit Jésus avec ses disciples en chemin, montant à Jérusalem. Jésus allait devant eux, mais « ils étaient frappés de stupeur et le suivaient avec crainte » (Marc 10 : 32).  
            Avons-nous peur de l'opprobre? Demandons au Seigneur de nous donner le courage de Lui rendre témoignage (Act. 5 : 41).
 
           
 
 
            Prions le Seigneur de nous aider à Le suivre de plus près. Asseyons-nous d'abord et calculons « la dépense » (Luc 14 : 28). Le sentier suivi par notre Sauveur était certes un sentier de joie profonde, goûtée dans la communion avec le Père. Mais ce sentier descendait toujours. Venu de la gloire suprême, Il s'est d'abord anéanti lui-même. Homme ici-bas, Il s'est abaissé jusqu'à la mort, « la mort de la croix » (Phil. 2 : 7-8). C'est un chemin obscur qu'Il nous invite à suivre, dans l'humilité profonde. 
            Une telle marche, sur les traces de Celui qui a ouvert le chemin, si contraire aux pensées de l'homme naturel, est figurée dans le troisième chapitre de Josué : le peuple d'Israël, à deux mille coudées derrière l'arche, devait suivre le chemin qu'elle frayait à travers le Jourdain, appelé souvent le fleuve de la mort ! Le récit rappelle que ce fleuve « regorgeait par-dessus tous ses bords, au temps de la moisson » (v. 15). C'était donc un obstacle très difficile apparemment, du moins pour le peuple. Il n'avait jamais emprunté un tel chemin (v. 4), mais il devait simplement suivre l'arche.
            Il faut réaliser d'abord que Christ est mort pour nous et comprendre aussi que nous sommes « morts avec Lui ». C'est une autre conséquence de l'oeuvre de la croix (Gal. 2 : 20). Identifiés avec Christ dans sa mort, nous le sommes aussi dans sa résurrection, et appelés à marcher en « nouveauté de vie ». Suivons-Le tous, animés d'un saint zèle !
 
                                              
                       J-D L. – d'après des notes prises lors d'une méditation.
 
             
                                   Partout avec Jésus ! Lui seul est mon appui.
                                   Sans le quitter jamais, que je reste avec Lui     
                                   Que pour suivre ses pas, nul effort ne me coûte :
                                   Partout avec Jésus, qui m'a frayé la route.