Lettres aux jeunes croyants (1) - paix avec Dieu (a)
Écrites initialement pour apporter une aide à une personne récemment convertie, ces lettres de Edward Dennet s’adressent encore aujourd’hui à vous tous, jeunes amis croyants. Que leur lecture vous soit vraiment profitable afin que vous demeuriez bien établis dans la position chrétienne et répondiez à ce que Dieu attend de ses enfants.
Vous souffrez peut-être de ne pas posséder une « paix stable » et donc de ne faire que peu de progrès dans la vérité et dans la connaissance du Seigneur. Cette insatisfaction n’est pas rare chez les croyants ; elle provient d’une connaissance imparfaite de l’évangile, et de la confusion de deux choses différentes : la paix faite et la paix éprouvée. Lorsque vous êtes heureux dans le Seigneur, vous dites : À présent, j’ai la paix. - Mais lorsque, par suite d’un manquement ou d’une épreuve, vous vous trouvez déprimés et attristés, vous pensez que c’en est fini de votre paix.
Je vous prie de considérer attentivement quelles sont les bases de la paix avec Dieu.
L’œuvre de Christ, seul fondement de la paix avec Dieu
Lisez le premier verset de Romains 5 : « Ayant donc été justifiés sur la base de la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ ». En examinant la liaison de ce passage avec ce qui est dit à la fin du chapitre précédent, nous apprenons tout de suite quelle est la source de cette paix.
Après avoir expliqué, en Romains 4, le moyen par lequel Abraham a été justifié devant Dieu, l’apôtre Paul continue : « Or, ce n’est pas pour lui seul qu’il a été écrit que cela lui a été compté (à justice), mais aussi pour nous, à qui il sera compté, à nous qui croyons en Celui qui a ressuscité d’entre les morts Jésus, notre Seigneur, qui a été livré pour nos fautes et a été ressuscité pour notre justification (v. 23-25). Ensuite, au début du chapitre 5 (verset déjà cité), Paul déclare que les croyants sont donc « justifiés sur la base de la foi » et qu’ils ont ainsi « la paix avec Dieu ».
Ces versets montrent clairement que l’œuvre de Christ est le seul fondement de la paix avec Dieu. En fait, le fondement ayant été posé, Dieu déclare que quiconque croit que Christ est venu en grâce et a pleinement pourvu au salut du pécheur est par là même justifié. Alors, étant justifié, il devient possesseur de la paix qui a été faite par la mort de Christ. Il faut aussi remarquer qu’il est écrit : « (Jésus, notre Seigneur) a été livré pour nos fautes et a été ressuscité pour notre justification ». La résurrection de Christ est la preuve fondamentale de la perfection de son œuvre, la certitude évidente que les péchés pour lesquels Il est mort sont effacés pour toujours. Cette résurrection atteste que tout ce que Dieu réclamait de nous a été pleinement rencontré et satisfait. Car si Christ a été livré pour nos fautes et est sorti du tombeau, étant ressuscité d’entre les morts, les « fautes », sous le poids desquelles Il a subi le jugement que nous méritions, sont effacées ; autrement, Il serait resté prisonnier du tombeau. Ainsi la résurrection de Christ est l’expression distinctive et complète de la satisfaction trouvée par Dieu dans l’expiation qui a été faite sur la croix.
Il est donc parfaitement évident, comme je l’ai déjà dit, que le seul fondement de la paix avec Dieu réside dans la mort de Christ. Cette vérité est sans cesse répétée dans l’Écriture : « Nous sommes justifiés par son sang » (Rom. 5 : 9). Christ « a fait la paix par le sang de sa croix » (Col. 1 : 20). C’est donc Christ qui a fait la paix avec Dieu, et Il l’a faite par sa mort expiatoire, cette mort qui a répondu à chacune des justes exigences de Dieu à l’égard de l’homme, et a glorifié Dieu dans tous ses attributs. De sorte que Dieu peut maintenant inviter le pécheur à être réconcilié avec Lui (2 Cor. 5 : 20).
D’après E. Dennett - « Quelques lettres aux jeunes croyants » (Messager évangélique – année 1973)
À suivre (chaque lundi)