L’œuvre du Seigneur – modèle du cultivateur (13)
« Il faut que le cultivateur prenne d’abord de la peine avant d’obtenir une récolte » (2 Tim. 2 : 6).
Le métier de cultivateur était très répandu à l’époque de l’apôtre Paul. C’était un travail dur et pénible. En général, le soldat est entouré d’autres guerriers qui combattent à ses côtés. Il n’est pas seul. Dans les compétitions sportives, les spectateurs cherchent au moins à encourager les athlètes, s’ils ne peuvent pas les aider directement. Le cultivateur en revanche doit souvent travailler seul. De la même manière, nous nous retrouvons souvent sans l’appui de personne dans le service du Seigneur. Et c’est précisément ce que nous avons à apprendre. En outre, le métier de cultivateur est souvent monotone, fatigant et peu attrayant. Il y a aussi des tâches monotones à accomplir dans l’œuvre du Seigneur. Tout cela requiert de la patience et de la persévérance.
L’image des semailles et de la moisson
Cette image est souvent utilisée dans la Bible pour illustrer des vérités spirituelles. Dans le cas présent, il nous est enseigné de façon concrète que les résultats dans l’œuvre du Seigneur « ne viennent pas tout seuls », mais que, vu sous l’angle de notre responsabilité, ils sont le fruit de beaucoup de peine et de labeur. Pour le résumer à une formule, « on n’a rien sans mal ». Le mot employé dans notre verset pour travailler signifie « se surmener et travailler à la sueur de son front jusqu’à épuisement ». Le paysan autrefois devait travailler dur dans ses champs jusqu’à ce qu’il puisse récolter quelque chose. Cette même disposition à l’effort et à la persévérance devrait nous caractériser dans l’œuvre du seigneur. Nous ne pouvons accomplir notre service juste accessoirement, mais nous devons faire preuve d’un plein engagement.
C’est maintenant le temps de travailler. Le temps de la moisson et du repos est encore devant nous, mais il vient avec certitude. La jouissance des fruits nous parle de la récompense que nous recevrons du Seigneur. Au Psaume 126, nous lisons : « Ceux qui sèment avec larmes moissonneront avec chant de joie. Il va en pleurant, portant la semence qu’il répand ; il revient avec chant de joie, portant ses gerbes » (v. 5-6). Le verset 5 se rapporte prophétiquement au résidu d’Israël et le verset 6 à Jésus Christ. Il est mort à la croix et a semé la semence, afin de récolter une riche moisson plus tard. Mais nous pouvons appliquer ce texte biblique à nous également. Celui qui sème aujourd’hui avec peine – et même parfois avec larmes – moissonnera dans l’avenir avec allégresse. Qui d’entre nous n’aimerait pas entendre un jour cette parole de la bouche du Seigneur : « Bien, bon et fidèle esclave ; tu as été fidèle en ce qui est peu, je t’établirai sur beaucoup : entre dans la joie de ton maître » (Mat. 25 : 21) ?
L’exemple du service de l’apôtre Paul
Paul nous offre un bel exemple de zèle et d’engagement. Il s’est dépensé comme aucun autre dans l’œuvre du Seigneur. Il écrit aux Corinthiens : « Par la grâce de Dieu, je suis ce que je suis ; et sa grâce envers moi n’a pas été vaine, au contraire, j’ai travaillé beaucoup plus qu’eux tous, non pas moi toutefois, mais la grâce de Dieu qui est avec moi » (1 Cor. 15 : 10). Ici, la grâce de Dieu est liée à la responsabilité humaine. Paul savait qu’il dépendait entièrement de la grâce de Dieu, mais il ne s’en est pas moins consacré entièrement à sa tâche. Il a travaillé beaucoup plus que les autres. Mais il était bien conscient du fait que tout était grâce. Nous aussi, nous pouvons nous appuyer entièrement sur la grâce de Dieu, tout en « abondant dans l’œuvre du Seigneur » (1 Cor. 15 : 58).
E. A. Bremicker - « L’œuvre du Seigneur - un employeur, plusieurs collaborateurs » -
pour commande de l'ouvrage : www.labonnesemence.com
À suivre (chaque lundi)