Épaphras
Il est parlé trois fois d’Épaphras dans les épîtres de l’apôtre Paul :
- La première (Col. 1 : 7), comme d’un « bien-aimé compagnon de service » de l’apôtre, d’un « fidèle serviteur du Christ » pour les Colossiens, venu à Rome pour faire connaître au prisonnier Paul l’amour que les Colossiens avaient pour lui « dans l’Esprit » (v. 8) ;
- La seconde fois, c’est essentiellement comme d’un homme de prière : « Épaphras qui est des vôtres, esclave du Christ Jésus, vous salue ; il combat toujours pour vous par ses prières, afin que vous demeuriez parfaits et bien assurés dans toute la volonté de Dieu ; car je lui rends témoignage qu’il est dans un grand travail de cœur pour vous, et pour ceux qui sont à Laodicée, et pour ceux qui sont à Hiérapolis » (Col. 4 : 12-13) ;
- La dernière fois, c’est comme d’un compagnon de prison de l’apôtre dévoué des Gentils : « Épaphras, mon compagnon de captivité dans le Christ Jésus » (Phm 23).
Épaphras s’occupait beaucoup des chrétiens de Colosses, de Laodicée et de Hiérapolis. L’intérêt qu’il avait pour eux le faisait prier, et ses prières le faisaient s’intéresser à eux. Rien n’est plus propre à nous donner un vif intérêt au bien-être de quelqu’un, que l’habitude de prier constamment pour lui. Plus nous nous intéressons à quelqu’un, plus nous prierons pour lui, et plus nous prierons, plus notre intérêt sera vif et sincère.
Si vous êtes poussé(e) à prier pour des frères, vous pouvez d’avance vous réjouir de leurs progrès dans la foi et de leur prospérité spirituelle. De même, relativement aux incroyants, quand nous sommes conduits à nous présenter devant Dieu en leur faveur, nous pouvons espérer leur conversion avec de profonds désirs, et, quand elle a lieu, exprimer une sincère reconnaissance.
Voilà ce qui devrait nous encourager à imiter Épaphras, que Paul appelle « notre bien-aimé compagnon de service », et auquel le Saint Esprit attribue le titre de « fidèle serviteur du Christ » pour les Colossiens » et celui d’un « esclave du Christ Jésus », à cause de ses ferventes prières pour le peuple de Dieu.
Enfin, le motif le plus élevé qui puisse être présenté à cultiver l’esprit d’Épaphras, c’est le fait qu’il est tout à fait en harmonie avec l’esprit de Christ qui Lui-même est toujours occupé de son peuple ; qui Lui-même désire que tous ses rachetés « demeurent parfaits et bien assurés dans toute la volonté de Dieu ». Et ceux qui sont portés à la prière dans ce but, ont le privilège d’être en communion avec le grand Intercesseur. N’est-il pas merveilleux qu’il soit permis à de pauvres et faibles êtres ici-bas, de demander à Dieu précisément ce qui occupe les pensées et les sympathies du Seigneur de gloire ?
Quel puissant lien il y avait entre le cœur d’Épaphras et le cœur de Christ, quand le premier travaillait et combattait pour ses frères à Colosses !
Chrétiens, méditons sur l’exemple que nous donne Épaphras ; imitons-le. Fixons notre attention sur une ville de Colosses quelconque, et combattons avec ardeur par nos prières, pour les chrétiens qui s’y trouvent.
Extrait d’un ancien article du « Messager évangélique » (1861)