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RESPONSABILITÉ ET CHOIX DU CROYANT (2)


Lire : Matthieu 6 : 19-25, 33-34 ; Marc 4 : 18-19 ; Luc 9 : 23-24 ; 2 Pierre 1 : 3, 4, 8, 10, 11.


Choix
            Le choix est impliqué dans ce verset de Matthieu 6 : 24 : « Personne ne peut servir deux maîtres ». On ne peut avoir deux objets, désirer deux choses contraires et opposées. Il faut choisir. Certains refusent le choix. Ils veulent les deux ! Le ciel et la terre, le monde et le Père, la chair et l'Esprit, le « moi » et Jésus. Mais refuser de choisir, c'est encore choisir - et mal choisir. Car celui qui aime le monde, se constitue ennemi de Dieu (1 Jean 2 : 15 ; Jac. 1 : 4.)
            Dans la Parole de Dieu, le choix est une vérité importante. D’abord le choix initial : « J’ai mis devant toi la vie et la mort… Choisis la vie, afin que tu vives » (Deut. 30 : 19). Mais ce choix initial commande une suite de choix. Ainsi, avant de partir en voyage en voiture, nous choisissons notre destination. Mais ce choix initial ne suffit pas ; lorsque plusieurs itinéraires possibles s'offrent à nous, il faut en choisir un. On ne peut aller à la fois dans deux directions. Ainsi dans le voyage de la vie, chaque jour nous devons confirmer le choix initial en prenant « notre croix chaque jour » pour suivre le Seigneur, Lui, le vrai chemin (Luc 9 : 23). Ainsi se trouve confirmé et « affermi » non seulement le choix initial, mais « votre appel et votre élection » (2 Pi. 1 : 10).

                        Le « moi » ou Jésus
            Dans le verset 23 de Luc 9, nous avons le choix essentiel entre deux personnes : le « moi » et Jésus : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour, et me suive ». En Matthieu 6 : 24, le « moi » se cache sous le « Mammon » : « Personne ne peut servir deux maîtres ; car ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre : vous ne pouvez pas servir Dieu et les richesses » (litt. : Mammon, personnification de la puissance de l’argent). Nous servons Jésus ou le « moi », le monstre toujours exigeant et jamais satisfait. Le « moi » est servi sans murmure, avec un zèle infatigable. Que d'heures passées pour le satisfaire, que de travaux, de veilles, de fatigues ! Les richesses servent à satisfaire ses convoitises, à élever le « moi ». Paul parle de ce dieu, le ventre : « leur fin est la perdition, leur dieu, c’est le ventre, et leur gloire est dans leur honte, eux qui ont leurs pensées aux choses terrestres » (Phil. 3 : 19).

                        Perdre ou sauver sa vie
            Le choix du verset 24 de Luc 9 découle de celui du verset 23 : « Choisis la vie afin que tu vives » (Deut. 30 : 19) ; « Saisis la vie éternelle » (1 Tim. 6 : 19). « Celui qui voudra sauver sa vie… » - c'est-à-dire occuper ses années d'existence au service du « moi » et de ses exigences, « … la perdra ». En apparence il aura pleinement profité de son temps pour lui-même, faisant sa volonté, voulant sauver sa vie, être heureux sans Jésus.
            « Celui qui perdra sa vie à cause de moi, celui-là la sauvera ». En apparence, n'ayant pas employé son temps pour lui-même, il a perdu sa vie, son temps ; il n'en a pas profité. Mais, en réalité, la piété a les promesses de la vie présente et de celle qui est à venir (1 Tim. 4 : 8). – « Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus » (Matt. 6 : 33). « Il boira du torrent dans le chemin » (Ps. 110 : 7). De distance en distance, Dieu avait placé pour Jésus des soulagements, des joies, des rencontres. Jésus ne cherchait rien en dehors du chemin. Il se confiait pleinement en son Dieu et s'attendait à Lui, dans une entière dépendance et une parfaite soumission. Il le servait, Lui seul (Matt. 4 : 10). Si nous sortons du chemin par impatience, non seulement nous ne trouvons pas ce que nos cœurs désirent, mais encore nous manquerons la bénédiction, placée par Dieu dans le chemin qu'Il a tracé pour nous. Ainsi celui qui voudra sauver sa vie, la perdra, n'ayant ni les promesses de la vie présente, ni les promesses de celle qui est à venir. Le chrétien mondain n'a ni les joies du monde, ni celles des hommes pieux.

                        Jésus, Celui qui nous délivre du « moi »
            
En Marc 4 : 19, le Seigneur montre que les soucis sont aussi mauvais que les convoitises, car ils ont même effet et même cause. Nous veillons contre les convoitises, nous leur faisons la chasse ; mais nous chérissons nos soucis. Nous désapprouvons celui qui convoite, mais nous sympathisons avec celui qui est plein d'inquiétudes. Les soucis et les inquiétudes donnent un air triste et faussement sérieux, tandis que les convoitises nous paraissent convenir aux gens frivoles, légers, incroyants. Les soucis et les convoitises ont le même effet : ils étouffent la Parole ; ils ont la même cause : l'incrédulité. Nous pensons que Dieu nous exhorte à ne nous inquiéter de rien (Phil. 4 : 6), surtout parce qu'Il veut notre bonheur, car nous ramenons tout à nous-mêmes. Mais nous sommes exhortés à fuir les inquiétudes parce qu'elles empêchent la production du fruit que Dieu recherche.
            Quel est le remède aux soucis, inquiétudes, convoitises ? - Un abandon total à la volonté de Jésus, une satisfaction entière en Lui. Celui qui se réjouit toujours dans le Seigneur, n'a ni soucis, ni inquiétudes, ni convoitises. Il n'a qu'un objet, il a choisi ; son œil est simple parce qu'il ne voit qu'un objet ; son corps est plein de joie et de lumière (Matt. 6 : 22). Il est délivré de la tyrannie du « moi régnant ». Il livre ses membres à la justice, à Jésus, comme des instruments de justice (Rom. 6 : 13), et peut dire : « Je ne vis plus moi, mais Christ vit en moi » (Gal. 2 : 20). Cette mort n'est pas la destruction de la barque, mais la mise de côté de la volonté propre remplacée par celle du Seigneur. Le gouvernail change de main. Désormais c'est Jésus qui dirige ta vie et non plus toi ; Il dirige la barque livrée à sa volonté pour sa gloire et pour ton bien. Tu deviens, dans sa main, un instrument docile et utile. Cet instrument, Il l'entretient. Il n'est plus malmené par le « moi » exigeant. Ta personne, ton corps, ton âme, ta vie abandonnés à Jésus et perdus pour le « moi », se trouvent sauvés et délivrés de la tyrannie, des mauvais traitements et des exigences des principes du monde (voir Col. 2 : 23). Plusieurs retrouvent même la santé du corps après celle de l'âme, étant délivrés des soucis, des inquiétudes et du surmenage. Jésus prendra soin de son instrument.

                        Faire le bon choix
            
Oui, la piété a les promesses de la vie présente (1 Tim. 4 : 8). Cherchez donc avant tout le royaume de Dieu et sa justice, « et tout cela vous sera donné par-dessus » (Matt. 6 : 33). Cherchez premièrement le royaume de Dieu et toutes les choses dont vous avez besoin vous seront données par-dessus.

            CHOISIS la vie… afin que tu VIVES !