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Le visage du Seigneur Jésus


            « Le Seigneur l’Éternel m’a donné la langue des savants, pour que je sache soutenir par une parole celui qui est fatigué. Il me réveille chaque matin, il réveille mon oreille pour que j’écoute comme ceux qu’on enseigne. Le Seigneur l’Éternel m’a ouvert l’oreille, et moi je ne me suis pas rebellé, je n’ai pas reculé. J’ai donné mon dos à ceux qui frappaient, et mes joues à ceux qui arrachaient le poil ; je n’ai pas caché mon visage à l’opprobre et aux crachats » (És. 50 : 4-6).

            Quand l’Esprit de Dieu place devant nous un type de Christ, il nous dit qu’Il est beau de visage, comme Joseph (Gen. 39 : 6), beau à Dieu, comme Moïse (Act. 7 : 20), et qu’Il a de beaux yeux et qu’Il est beau de visage, comme David (1 Sam. 16 : 12). C’est l’appréciation de Dieu à l’égard de Celui qui est devenu « son saint serviteur Jésus » (Act. 4 : 27).
            En Ésaïe 50, nous Le considérons au jour de son abaissement, quand Il était méprisé et rejeté. Celui qui était beau de visage et beau à Dieu est aussi Celui pour lequel l’homme n’a eu aucune estime (53 : 3). « Je n’ai pas caché mon visage à l’opprobre et aux crachats » (v. 6). « Des laboureurs ont labouré mon dos, ils y ont tracé leurs longs sillons » mais, dira-t-Il, « ils n’ont pas prévalu sur moi » (Ps. 129 : 3, 2).

            Rien n’arrêta son ineffable amour ; ni le fait d’avoir son visage ruisselant de crachats, ni la honte…

            « De même que beaucoup ont été stupéfaits en te voyant – tellement son visage était défait plus que celui d’aucun homme » (52 : 14). Quelle stupéfaction, en effet, quand nous contemplons Jésus dans son chemin solitaire, en voyant en Lui Celui qui est beau de visage !
            « Voici, mon serviteur agira sagement… » (52 : 13). Nous considérons toute la sagesse de ce Serviteur, lorsqu’Il révélait à une femme de la Samarie toute la beauté de l’adoration (Jean 4). Pour la rencontrer, Il avait parcouru un long chemin et Il était assis, fatigué, au bord du puits de Jacob. Il a versé là les trésors de l’amour de son cœur.
            En Marc 9, nous voyons Jésus prendre avec Lui Pierre, Jacques et Jean, sur la saint montagne, et nous avons là un échantillon de la gloire de Christ manifestée – et qui le sera lorsque l’aube se sera levée, aube sans lendemain d’un « matin sans nuages », comme le dira David (2 Sam. 23 : 4). « Il fut transfiguré devant eux ; ses vêtements devinrent brillants, d’une extrême blancheur, tels qu’aucun foulon sur terre ne peut ainsi blanchir » (Marc 9 : 2-3). Le foulon (ouvrier qui foulait les tissus dans un bain approprié pour les blanchir) ne peut rien en comparaison de la perfection dans laquelle Il apparaît, ses vêtements étant remplis de gloire.
            Nous voyons la gloire de Dieu dans la face de Christ (2 Cor. 4 : 6). Nous allons la contempler et nous serons rassasiés de sa face pour toujours.
            En Apocalypse 1, nous voyons Jésus décrit comme le Fils de l’homme, tel que le monde Le verra, Celui qu’il a méprisé et au visage duquel il a craché.

            Comment son visage est-il ? « Comme le soleil quand il brille dans sa force » (v. 16).

P. Finet – Strasbourg, juin 1974.