Être disciple de Jésus (9)
3. MISES À L’ÉPREUVE (suite)
3. 2 Lévi (Matthieu) – Test sur la position dans ce monde
« Après cela, Jésus sortit et vit un publicain nommé Lévi, assis au bureau des impôts ; il lui dit : Suis-moi. Quittant tout, il se leva et se mit à le suivre » (Luc 5 : 27- 28).
Lévi avait une position élevée dans la société. C’était une position haïe par les Juifs, mais néanmoins elle procurait à Lévi aisance matérielle et distinction sociale. Le test consistait à savoir s’il abandonnerait sa place dans la société pour devenir disciple de l’humble Jésus. Ce peut être le cas pour certains d’entre nous. La célébrité et la distinction sont difficiles à abandonner pour ceux qui pourraient en bénéficier. Pour être disciple du Seigneur Jésus, il faudra parfois les laisser de côté.
Là non plus, le Seigneur n’enseigne pas que si nous avons une profession bien rémunérée, nous devions absolument la laisser, mais que si nous occupons une place de haut rang dans la société - une place parmi les hommes, en quelque sorte - que ce soit socialement, politiquement, dans le monde des affaires, nous ne devons pas la laisser prendre le pas sur notre engagement à suivre le Seigneur.
3. 3 Trois personnes demandent à être disciples
Test en rapport avec le rejet
« Comme ils étaient en chemin, quelqu’un lui dit : Seigneur, je te suivrai où que tu ailles. Jésus lui dit : Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont de nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas de lieu où reposer sa tête » (Luc 9 : 57-58).
Un homme promet de suivre le Seigneur comme disciple. Mais le Seigneur sait qu’il n’a pas calculé combien cela allait lui coûter. Alors, le Seigneur lui rappelle que le peuple juif ne voulait pas de Lui - qu’Il était rejeté. « Il vint chez lui et les siens ne l’ont pas reçu » (Jean 1 : 11). Sauf en quelques endroits, Il n’était pas reçu dans les maisons, et par conséquent, il n’avait pas de place pour reposer sa tête ! C’est inconcevable mais vrai. Il est dit à la fin du chapitre 7 de Jean : « Chacun s’en alla chez soi. Mais Jésus s’en alla au mont des Oliviers » (Jean 7 : 53 ; 8 : 1). C’est comme si le Seigneur avait dit à cet homme : Sais-tu bien ce que cela signifie de me suivre ?
Le suivre, cela implique bien plus que de renoncer simplement au confort et aux avantages de la vie ; cela signifie être rejeté par le monde. Cet homme n’en avait probablement pas eu conscience. Il n’avait pas vraiment « calculé la dépense ». La suite du récit ne nous dit plus rien de lui. A-t-il accepté les difficultés du chemin et le rejet qui en résulterait ? A-t-il voulu être un vrai disciple ?
Nous serons aussi, tôt ou tard, placés devant le même test. Mais Dieu nous donnera la grâce, et la force, de marcher sur le chemin, quoi qu’il en soit. La joie de suivre Jésus comme disciple n’est connue que de ceux qui s’y engagent.
Test en rapport avec nos liens de famille
« Il dit à un autre : Suis-moi. Mais celui-ci dit : Seigneur, permets-moi d’aller d’abord ensevelir mon père. Jésus lui dit : Laisse les morts ensevelir leurs morts ; mais toi, va annoncer le royaume de Dieu » (Luc 9 : 59-60).
Voilà un autre homme, que le Seigneur appelle à être disciple. Mais il pose une condition pour suivre le Seigneur. Il dit : « Laisse-moi premièrement ensevelir mon père ». C’était une attitude noble envers son père, mais elle l’empêchait de suivre le Seigneur maintenant. Remarquez le mot « d’abord », qui va à l’encontre de tout ce que représente l’engagement pour Christ. Voulons-nous mettre les droits du Seigneur à la première place ? Il est parfaitement juste et convenable de montrer du respect à un père mort ou mourant, mais malgré tout, Christ ne doit pas avoir de rival.
La question ici, c’est qu’une autre exigence dans nos vies - même une noble exigence - doit passer après Christ. Rien ne doit passer avant l’appel du Seigneur à Le suivre.
Test en rapport avec notre engagement
« Un autre encore dit : Je te suivrai, Seigneur ; mais permets-moi de prendre d’abord congé de ceux qui sont dans ma maison. Jésus lui dit : Aucun homme, qui après avoir mis la main à la charrue, regarde en arrière, n’est apte pour le royaume de Dieu » (Luc 9 : 61-62).
Cet homme voulait être disciple de Jésus, mais lui aussi mettait une condition. Il voulait premièrement saluer ses proches. À première vue, il n’y avait rien de mal à cela, mais les vrais disciples n’étaient pas des personnes qui suivaient le Seigneur à regret, en hésitant, étant dirigées par leurs sentiments.
Quelqu’un a dit : C’était juste une question de politesse ordinaire ! - Oui, mais la question ici est que même les civilités de la vie sont mauvaises si elles passent avant l’obéissance immédiate au Seigneur. Toute autre affection, toute infidélité à un autre passe au second plan. Plus que cela, le fait que sa famille et ses amis avaient cette emprise sur lui indiquait que son cœur n’était probablement pas totalement engagé. Son engagement ne pouvait pas être durable. Aussi le Seigneur lui dit : Si quelqu’un met la main à la charrue, il ne peut pas regarder en arrière. - L’expression : « n’est pas apte pour le royaume de Dieu » ne se réfère pas au salut de l’âme, mais à l’engagement pour le Seigneur. Il ne s’agit pas de l’entrée dans le royaume, mais au service qu’on y accomplit.
Nous allons aussi être testés de cette manière. Beaucoup ont achoppé à cause de leur famille ou de leurs amis. L’expression « les liens du sang sont plus forts que tout » est courante autour de nous, mais le Seigneur testera sûrement cela chez ses disciples. Nous avons connu des personnes qui se sont égarées à cause d’activités familiales en conflit avec les droits du Seigneur, et aussi des personnes qui, dans des difficultés parmi les croyants, ont pris parti à cause de leur famille. Les décisions que nous prenons sont souvent influencées par ce que pensent nos familles, mais les disciples de Jésus doivent être gouvernés par Lui seul ! Que Dieu nous donne la grâce de faire sa volonté, et de ne pas laisser nos familles et nos amis affecter notre jugement et notre engagement pour le Seigneur.
B. Anstey
À suivre ( chaque lundi)