Être disciple de Jésus (4)
2. CE QUI CARACTÉRISE UN DISCIPLE (suite)
2. 4 Une estimation juste de la puissance de l’Ennemi
Voyons maintenant une autre condition pour être disciple. Le Seigneur la donne en Luc 14 : 31-32, avec une autre image. Si nous voulons être l’un de ses disciples, nous devons être comme « un roi, partant pour faire la guerre à un autre roi » qui est deux fois plus fort que lui ! Ce roi devait être sûr de savoir ce qu’il faisait – il devait s’engager dans une bataille raisonnable. Ainsi, nous devons avoir une estimation juste de la puissance de l’Ennemi (le diable) contre lequel nous allons. Nous courons le risque de sous-estimer la puissance de l’Ennemi, et la subtilité de la chair. Par nous-mêmes, nous ne pouvons pas faire face à l’Ennemi d’égal à égal. Il est plus puissant que nous ne le pensons. Si, pleins de confiance en nous-mêmes, nous pensons que nous sommes capables de l’affronter par nos propres forces, nous serons vaincus. Mais soyons reconnaissants de ce qui nous est dit : « Celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde » (1 Jean 4 : 4).
Si nous craignons de Lui déplaire, et que nous évaluons correctement la puissance de l’Ennemi, nous chercherons à obéir au Seigneur, et nous serons gardés. « Le nom de l’Éternel est une tour fortifiée ; le juste y court et s’y trouve en une haute retraite (l’ennemi ne peut pas s’approcher de lui) » (Prov. 18 : 10). Ainsi la soumission au Seigneur est très importante dans la vie du disciple. Si nous restons près de Lui, nous serons vainqueurs dans notre vie chrétienne.
Mais je crains bien que nous n’ayons pas du tout conscience de la puissance de l’Ennemi ! Voyez ce qui arrive au verset 32 : le roi n’a pas évalué exactement la puissance de l’autre roi, ni la difficulté du conflit dans lequel il s’engageait ; quand il s’en rend compte, il s’informe des « conditions de paix ». Or faire la paix avec notre adversaire, ce serait se compromettre et accepter la défaite. Ce n’est certainement pas ce que nous souhaitons ! Cependant, beaucoup de chrétiens agissent ainsi. D’une façon ou d’une autre, ils ont vécu avec des compromis et se sont vendus à l’Ennemi. Quelle triste situation !
J’ai trop souvent entendu l’histoire de jeunes chrétiens sûrs d’eux, bien décidés à vivre en chrétiens pour la gloire de Dieu, mais peu conscients de la puissance et de la subtilité de Satan. Ils voulaient faire réellement tout pour Christ. Ces jeunes sont allés dans des lieux où les chrétiens ne doivent pas se trouver, dans le but d’essayer de montrer l’amour de Dieu. Et ils n’ont pas pu résister aux influences de leur environnement, ils ont été vaincus par la convoitise et ont fini leur vie dans la compromission. Leurs motivations étaient sincères – ils voulaient réellement vivre et témoigner pour Christ – mais ils ont sous-estimé la puissance de l’Ennemi.
Ce qui leur est arrivé doit être un avertissement pour nous : nous ne devons jamais sous-estimer la puissance du diable, et nous devons rester près du Seigneur et dépendants de Lui. Mais comment pourrons-nous lui résister si nous ne sommes pas affermis par la Parole et la prière, si nous ne nous exerçons pas à la piété (1 Tim. 4 : 6-7) ? Dieu nous donnera la grâce de vaincre, mais seulement si nous nous tenons près du Seigneur.
Le Seigneur conclut en disant : « Quiconque parmi vous ne renonce pas à tout ce qu’il a ne peut pas être mon disciple » (Luc 14 : 33).
B. Anstey
À suivre ( chaque lundi)