Être disciple de Jésus (2)
2. CE QUI CARACTÉRISE UN DISCIPLE
Lisons un passage du chapitre 14 de l’évangile de Luc pour voir de plus près quelques-uns des caractères qui font reconnaître un disciple. Le Seigneur en mentionne là au moins quatre, et dans l’évangile de Jean, nous en trouvons trois de plus. Ils permettent de faire la différence entre celui qui est un vrai disciple et celui qui ne l’est qu’en façade.
« De grandes foules faisaient route avec lui. Il se retourna et leur dit : Si quelqu’un vient à moi, et ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses sœurs, et même aussi sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. Et quiconque ne porte pas sa croix et ne vient pas après moi, ne peut être mon disciple. Qui parmi vous, en effet, s’il veut bâtir une tour, ne s’assied d’abord et ne calcule la dépense, pour voir s’il a de quoi mener l’œuvre à bonne fin ? Autrement, si, après avoir posé les fondations, il ne pouvait pas achever, tous ceux qui le verraient se mettraient à se moquer de lui et à dire : Cet homme a commencé à bâtir et il n’a pas pu achever. Ou quel roi, partant pour faire la guerre à un autre roi, ne s’assied d’abord pour se demander s’il peut avec 10 000 hommes affronter celui qui vient contre lui avec 20 000 ? Sinon, pendant qu’il est encore loin, il lui envoie une ambassade et s’informe des conditions de paix. De la même façon, quiconque parmi vous ne renonce pas à tout ce qu’il a ne peut pas être mon disciple. Le sel est bon ; mais si même le sel a perdu sa saveur, avec quoi l’assaisonnera-t-on ? Il n’est utile ni pour la terre, ni pour le fumier ; on le jette dehors. Qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende » (Luc 14 : 25-35).
Dans ces versets le Seigneur montre que le vrai disciple ne vivra pas comme il en a envie, mais comme le Seigneur le veut !
Remarquons que si quelqu’un choisit de ne pas prendre en compte ces conditions, le Seigneur dit : « il ne peut pas être mon disciple » (v. 26, 33). Il n’a pas dit : « il ne peut pas être sauvé », parce qu’il ne s’agit pas ici du salut de notre âme, du pardon de nos péchés, mais de notre façon de vivre et d’être son disciple, du fait de suivre Jésus.
Une grande foule Le suivait ce jour-là et écoutait son enseignement. Le Seigneur montrait ce qui faisait la différence entre les vrais disciples et ceux qui Le suivaient pour d’autres raisons. Laissons ces enseignements tester la réalité de notre engagement envers Lui !
2.1 Un amour suprême, exclusif, pour le Seigneur, qui Lui donne la première place dans nos vies
La première grande condition pour être disciple se trouve au verset 26. « Si quelqu’un vient à moi, et ne hait pas son père… il ne peut pas être mon disciple ». Il doit avoir pour Christ un amour et un dévouement qui placent Christ au-dessus de tout autre.
Il dit que nous devons « haïr » toute relation qui serait en opposition aux droits qu’Il a sur nous.
Il n’est évidemment pas possible que le Seigneur utilise le mot « haïr » au sens littéral parce que ses autres enseignements établissent clairement que nous ne devons pas haïr notre prochain. Nous sommes exhortés à nous aimer « les uns les autres » (Jean 13 : 34). Il a utilisé ce mot ici pour établir une échelle de valeurs, pour montrer comment, comparativement, le Seigneur doit avoir la priorité absolue sur tout, dans nos vies
Est-ce que cela caractérise notre vie ? Avons-nous pour le Seigneur Jésus Christ un amour tel qu’il soit au-dessus de tout le reste ? Je fais bien de me poser ces questions d’abord à moi-même ! Si je me prépare à « venir après lui », comme un vrai disciple, c’est ce qu’il me sera demandé. Il pose d’emblée cette question à la multitude de ceux qui veulent devenir ses disciples. Le point essentiel est : Christ doit être le premier « en tout » (voir Col. 1 : 18b) ! Il désigne un certain nombre de relations qui nous touchent de près – père, mère, femme, enfants – et qui, toutes, doivent laisser la place à ses droits. Puis Il ajoute : « et aussi dans la vie » ! Il s’agit là de la poursuite de ce qui, dans la vie, nous intéresse personnellement. La plupart ont un passe-temps ou un centre d’intérêt dans leur vie, mais le Seigneur dit qu’il doit avoir la priorité par rapport à ces choses-là aussi ! Qu’il s’agisse des personnes ou des choses ! Haïr sa propre vie, ce n’est pas haïr les péchés commis avant notre conversion (même si nous devons certainement le faire), ce n’est pas non plus cesser de prendre soin de nos corps et de notre santé. Notre propre vie doit être haïe, dans le sens que toutes les autres choses que nous poursuivons et toutes les ambitions que nous pouvons avoir doivent être mise de côté pour être soumises aux droits de Christ. C’est l’essentiel du message du Seigneur quand Il dit : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et me suive » (Matt.16 : 24). Cela exige du renoncement. En quelque sorte, ceux qui désirent garder le droit de poursuivre leurs intérêts personnels dans leur vie ne pourront pas devenir de bons disciples !
On trouve dans le monde des personnes qui sacrifient leur vie pour atteindre un objectif. Par exemple, les athlètes qui s’entraînent pour les Jeux olympiques consacrent leur vie au sport dans le but d’obtenir une médaille. Ils font, par libre choix, d’énormes sacrifices pour atteindre cet objectif ? Ils renoncent à tout ce qui pourrait les empêcher d’atteindre leur but : distractions, nourriture favorite… Ils doivent renoncer à beaucoup de choses auxquelles, leurs amis prennent leur plaisir – fêtes ou activités de ce genre – ils doivent veiller à ne pas se laisser aller, de peur que cela n’affecte leur performance. Leur mode de vie est simple : ils doivent manger, dormir et s’entraîner pour le but qu’ils se sont fixé. Et comme je l’ai dit, ils font tout cela par choix délibéré. Leur objectif exige des années de sacrifice, illustration de ce que signifie « renoncer à soi-même », « haïr sa propre vie ». Et pourtant ils font cela pour une récompense et une gloire terrestre qui disparaîtront bientôt !
Le Seigneur ne nous empêche pas de profiter de ce qu’Il nous donne dans la vie. Il ne dit pas que nous devons abandonner les choses que Dieu nous a richement données pour que nous en jouissions (1 Tim. 6 : 17). Mais à cause des droits que Christ a sur nous, ces choses qui ont de l’intérêt pour nous doivent passer au second plan.
Es-tu prêt(e) à cela ? À donner au Seigneur la priorité sur toutes les personnes que tu connais et sur tous les intérêts que tu as dans ta vie ?
B. Anstey
À suivre ( chaque lundi)