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Voir, écouter, suivre Jésus


Grandeur et abaissement du Fils de Dieu
Jésus dans les évangiles
Voir Jésus
Ecouter Jésus
Suivre Jésus
La fin du chemin
 

Grandeur et abaissement du Fils de Dieu

            La Parole de Dieu nous présente dans plusieurs passages la grandeur et la gloire du Fils de Dieu : Il est le Créateur de toutes choses, Celui qui est héritier de tout, « par qui aussi [Dieu] a fait les mondes. Lui, le resplendissement de sa gloire et l’empreinte de ce qu’Il est, [qui] soutient tout par la parole de sa puissance » (Héb. 1 : 2-3). Il est « sur toutes choses Dieu béni éternellement » (Rom. 9 : 5). Il est « l’image du Dieu invisible, le Premier-né de toute création ; car c’est par Lui que tout a été créé… tout a été créé par Lui et pour Lui, et Lui est avant tout, et tout subsiste par Lui » (Col. 1 : 15-16). Il est « la puissance et la sagesse de Dieu » (1 Cor. 1 : 25).
            L’apôtre Jean ouvre son évangile par la présentation du Fils de Dieu dans sa grandeur suprême : « Au commencement était la Parole ; et la Parole était auprès de Dieu ; et la Parole était Dieu. Elle était au commencement auprès de Dieu. Tout fut fait par elle ; et sans elle, pas une seule chose ne fut faite de ce qui a été fait » (Jean 1 : 1-3). Et puis, au paragraphe suivant, en quelques mots très simples mais d’une profondeur insondable, Jean nous montre cette Parole divine et éternelle venant sur la terre, rendant visible aux yeux des hommes le Dieu invisible : « Et la Parole devint chair et habita au milieu de nous… pleine de grâce et de vérité… Personne n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, Lui, l’a fait connaître » (Jean 1 : 14, 18). « Celui qui m’a vu », dit Jésus, « a vu le Père » (14 : 9). C’est le grand mystère de la piété, qui nous a été révélé par grâce : « Dieu a été manifesté (s’est fait connaître) en chair » (1 Tim. 3 : 16), par le moyen et dans la Personne de son Fils unique.
            Dans son épître aux Philippiens, l’apôtre Paul nous invite à considérer l’anéantissement, puis l’abaissement du Christ Jésus. Il s’est « anéanti Lui-même », venant du ciel, d’auprès de Dieu, pour prendre « la forme d’esclave, étant fait à la ressemblance des hommes ». Puis « Il s’est abaissé Lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix » (Phil. 2 : 6-8).

                    Célébrons du Sauveur l’amour et la puissance,
                    
L’abaissement profond, l’entière obéissance.

            Quelle merveille de l’amour et de la grâce de Dieu qu’Il nous ait donné son Fils unique, le Fils de son amour, afin que nous soyons sauvés par Lui et que nous obtenions la vie éternelle par la foi en son Nom ! Combien il est doux et heureux pour nos cœurs de pouvoir discerner et reconnaître la Personne glorieuse du Fils de Dieu dans cet « homme appelé Jésus » (Jean 9 : 11), l’humble Jésus de Nazareth ! Le Fils de Dieu est descendu du ciel - tout en demeurant « le Fils unique qui est dans le sein du Père » (1 : 18) -, envoyé par Dieu « afin que le monde soit sauvé par Lui » (3 : 17). Il est « sorti d’auprès du Père », venu dans le monde pour nous faire connaître son amour (16 : 27-28) et pour démontrer par sa mort sur la croix l’étendue de l’amour du Fils pour le Père et pour tous les hommes. Ceux qui ont attaché leur regard sur Jésus, qui ont discerné par la foi qu’Il est le Fils de Dieu « venu en chair », qui ont cru en Lui et le confessent comme tel, obtiennent la vie éternelle : « Quiconque discerne (ou : contemple) le Fils et croit en Lui [a] la vie éternelle » (6 : 40).


Jésus dans les évangiles

            « Commencement de l’évangile de Jésus Christ, Fils de Dieu » (Marc 1 : 1)

            C’est dans les évangiles que la Personne adorable du Fils de Dieu dans son humanité parfaite nous est présentée d’une manière telle que, par la foi, nous Le voyons et nous L’entendons lorsque nous lisons le récit des évangélistes. L’un de nos frères conducteurs a écrit : «  Les évangiles racontent la vie du Seigneur et le présentent à nos cœurs, soit par ses actes, soit par ses discours, dans les divers caractères qui, sous tous les rapports, le rendent précieux aux rachetés, selon l’intelligence qui leur est accordée et selon leurs besoins… Dans les évangiles on le trouve [Dieu] Lui-même, doux, humble, humain, Dieu sur la terre » (J.N.Darby – Introduction à la Parole de Dieu).
            En parcourant les évangiles nous sommes un peu comme les disciples qui suivaient Jésus ici-bas. Nous discernons le Fils de Dieu dans l’homme qui a foulé inlassablement la poussière des chemins du pays d’Israël et qui, « fatigué du chemin, se tenait assis au bord de la fontaine » du puits de Jacob (Jean 4 : 6). Nous apprenons à connaître la grâce de notre Seigneur Jésus Christ. « Pour vous », dit l'apôtre Paul aux Corinthiens, « Lui qui était riche a vécu dans la pauvreté, afin que par sa pauvreté vous soyez enrichis » (2 Cor. 8 : 9). Il ne possédait rien ici-bas, pas une pièce de monnaie (Matt. 17 : 27), pas un endroit où se reposer (Luc 9 : 58). Il a travaillé et consumé sa force (Es. 49 : 4), et à 30 ans, Il en paraissait 50 aux yeux des hommes (Jean 8 : 57).
            Nous Le voyons, homme divin, humble, doux, solitaire, plein de grâce et de vérité. Nous allons après Lui, parcourant toute la Galilée, traversant la Samarie, venant dans le pays de Judée, passant de lieu en lieu. Nous contemplons quelques-uns des nombreux miracles qu’Il a accomplis parmi le peuple (voir Jean 20 : 30), « guérissant toute maladie et toute infirmité » (Matt. 4 : 23), délivrant des démoniaques, purifiant des lépreux, faisant entendre les sourds, rendant la vue aux aveugles, ressuscitant des morts… (Matt. 11 : 4-5).
            Nous L’entendons parler, s’adressant aux âmes avec lesquelles Il était en contact, avec douceur et autorité tout à la fois, enseignant les foules, instruisant ses disciples, répondant avec sagesse et fermeté à ses détracteurs et à ses contradicteurs (scribes, pharisiens, hérodiens, sadducéens). Nous nous étonnons des « paroles de grâce qui sortaient de sa bouche » (Luc 4 : 22) et nous témoignons que « jamais homme n’a parlé comme cet homme » (Jean 7 : 46).
            Nous Le contemplons par la foi, nous L’écoutons parler alors que nous Le suivons dans le chemin, depuis la Galilée où Il a appelé à Lui ses premiers disciples (Matt. 4 :18), jusqu’à Gethsémané où Il est resté seul lorsque les hommes se sont saisis de Lui (voir Matt. 26 : 56b). Dans nos cœurs se forme alors la réponse à la question qu’Il pose à chacun de nous, comme autrefois à ses disciples : « Vous, qui dites-vous que je suis ? ». Comme Nathanaël l’a reconnu et confessé : « Tu es le Fils de Dieu » (Jean 1 : 49), ou comme Pierre à qui Dieu avait révélé qui était le « fils de l’homme » qu’il accompagnait sur la terre, nous Lui disons en nous prosternant dans nos cœurs devant Lui : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Matt.16 : 16). Nos yeux sont ouverts - les « yeux de notre cœur » sont éclairés par Lui-même (Eph. 1 : 18) - et nous n’avons pas besoin de Lui dire, comme l’aveugle à qui Jésus avait rendu la vue : « Qui est-il, Seigneur, afin que je croie en lui ? » (Jean 9 : 36). Nous avons discerné en Lui le Fils de Dieu, le Christ Jésus venu dans le monde pour sauver les pécheurs (1 Tim. 1 : 15). Comme beaucoup de ceux qu’Il a guéris, ayant été nous-mêmes guéris de la blessure mortelle du péché, nous Lui rendons hommage et nous disons en admirant sa Personne adorable : « Combien grande est sa bonté ! Combien grande est sa beauté ! » (Zac. 9 : 17).


Voir Jésus

            « Voici, tu es beau, mon bien-aimé » (Cant. 1 : 16).
            « Tu es plus beau que les fils des hommes » (Ps. 45 : 2)

            La plupart des hommes n’ont rien vu en Lui « qui nous le fasse désirer » (Es. 53 : 2). L’humble Jésus venant de la bourgade méprisée de Nazareth (Jean 1 : 47) a été l’objet du mépris de l’homme, a été haï par la nation et a été « le serviteur de ceux qui dominent » (Es. 49 : 7). Il a été Celui qui n’a « ni forme ni éclat », il a été « méprisé et délaissé des hommes, homme de douleurs, et sachant ce que c’est que la langueur, et comme quelqu’un de qui on cache sa face… méprisé et nous n’avons eu pour lui aucune estime » (Es. 53 : 2-3 ; voir 52 : 14).
            Mais un chef de publicains, nommé Zachée, « cherchait à voir Jésus, qui il était » et, pour cela, il a su vaincre tous les obstacles qui s’opposaient à son grand désir (Luc 19 : 2-3). Quelle réponse merveilleuse il a reçue de Jésus Lui-même : le Seigneur lui a accordé la joie de venir dans sa maison (v. 6) et Il lui a fait entendre ces paroles de vie : « Aujourd’hui le salut est venu pour cette maison » (v. 9) !
            L’apôtre et disciple Jean L’a contemplé dans sa marche sur la terre pendant les années de Son ministère. Il a vu la gloire du Fils de Dieu, « une gloire comme d’un Fils unique de la part du Père » (Jean 1 : 14). Ce même apôtre peut écrire au début de sa première lettre les belles paroles par lesquelles il présente à nos yeux et place sur notre cœur la Personne du Fils de Dieu : « Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la Parole de la vie (et la vie a été manifestée ; et nous avons vu et nous témoignons, et nous vous annonçons la vie éternelle qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée) ; ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons » (1 Jean 1 : 1-3).
            La reine de Shéba avait entendu parler de la gloire de Salomon, mais lorsqu’elle le vit, elle témoigna qu’on ne lui avait pas rapporté la moitié de toutes ces choses (1 Rois 10 : 1-7). A la fin de son épreuve, Job pourra dire, lui aussi : « Mon oreille avait entendu parler de toi, maintenant mon œil t’a vu » (Job 42 : 5). Entendre parler de Jésus est une chose heureuse, mais s’approcher de Lui, Le voir par la foi et discerner quelque chose des gloires de sa Personne divine et humaine tout à la fois, cela changera notre appréciation de sa Personne. Nous pourrons alors dire à notre tour : « Nous avons contemplé Sa gloire » (Jean 1 : 14).
            Jean le baptiseur a arrêté ses yeux sur Lui. Il a « vu Jésus venant à lui », il a « regardé Jésus qui marchait » et a discerné en Lui l’Agneau de Dieu (Jean 1 : 29, 36). Le simple et puissant témoignage qu’il a alors rendu a touché deux de ses disciples : dès cet instant, ils ont suivi Jésus et joui de sa présence (Jean 1 : 37-38).
            Nathanaël est tout d’abord sceptique lorsque Philippe lui annonce avoir trouvé Jésus, celui au sujet duquel Moïse avait écrit autrefois (Jean 1 : 45-46 ; Deut. 18 : 18 ; Act. 3 : 22). Mais il répond à l’invitation que lui fait Philippe qui, plutôt que d’essayer de le convaincre par beaucoup de paroles, lui dit tout simplement : « Viens et vois » (Jean 1 : 46). Nathanaël vient vers Jésus et, convaincu par ce qu’il voit et entend en sa présence, il Le reconnaît alors comme le Fils de Dieu, le roi d’Israël (v. 49). Il s’engagera à sa suite dans le chemin, avec Philippe et les autres disciples - Nathanaël est probablement le disciple appelé Barthélémy (voir Matt. 10 : 3).
            En parcourant les évangiles, nous Le contemplons par la foi et Le reconnaissons comme Celui qui est « plus beau que les fils des hommes ; la grâce est répandue sur ses lèvres » (Ps. 45 : 2). Nous avons discerné en Lui les beautés du Bien-aimé de notre cœur, dont « toute la personne est désirable » (Cant. 5 : 10-16). Nous L’avons reconnu et reçu comme notre Sauveur et notre Seigneur et désormais notre communion est « avec le Père et avec son Fils Jésus Christ ». Notre joie en Lui est complète (1 Jean 1 : 3b-4).
            Qu’il puisse y avoir en nous le désir de voir et d’entendre chacun pour soi-même, par la foi, la Personne du Seigneur Jésus, afin que nous discernions les rayons variés de sa gloire, qui pénètrent notre cœur et le font brûler pour Lui ! Attirés à Lui par les liens de son amour (Osée 11 : 4), nous suivrons ses traces jusqu’à ce que nous ayons atteint le lieu de sa présence pour demeurer éternellement avec Lui.


Ecouter Jésus

            « Celui-ci est mon Fils bien-aimé… écoutez-le » (Matt.17 : 5).
            « Le Seigneur, l’Eternel m’a donné la langue des savants, pour que je sache soutenir par une parole celui qui est las » (Es. 50 : 4).
            « Ecoutez, et votre âme vivra » (Es. 55 : 3)

            Le Seigneur Jésus a apporté aux hommes les paroles qui viennent du ciel, les paroles mêmes de Dieu, mais peu nombreux ont été ceux qui ont reçu son témoignage. Ils ne croyaient pas lorsqu’Il leur parlait de choses terrestres, combien moins pouvaient-ils recevoir les choses célestes que Jésus voulait leur enseigner (voir Jean 3 : 11-12 ; 8 : 38a). Jésus doit leur dire : « Ma parole n’a pas d’entrée auprès de vous » (Jean 8 : 37). Ils n’ont pas discerné en Lui le Fils de Dieu, Celui par lequel Dieu nous a parlé sans intermédiaire (Héb. 1 : 2). Toutefois, ceux qui ont été attentifs à sa voix et ont reçu ses paroles dans leur cœur, ont été attirés à Lui et se sont attachés à sa Personne. Les évangiles nous en présentent quelques exemples que nous voulons rappeler.

                        Les douze disciples de Jésus (Jean 6 : 66-69)

            Plusieurs disciples manquant de foi se retirent d’avec Jésus et ne le suivent plus dans le chemin. Le Seigneur s’adresse alors aux douze : « Et vous, voulez-vous aussi vous en aller ? ». Pierre répond aussitôt pour tous : « Seigneur, auprès de qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle ; et nous, nous croyons et nous savons que toi, tu es le Saint de Dieu ». Ce que disait Jésus a pénétré le cœur de Pierre et lui a fait discerner la Personne glorieuse du Fils de Dieu dont les paroles apportent la vie éternelle à celui qui les reçoit avec foi. « Celui qui entend ma parole, et qui croit Celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie » (Jean 5 : 24).

                        Jean (Jean 13 : 23)

            Les disciples entourent Jésus lors du dernier repas qu’Il prend avec eux avant d’aller à la croix. Il va y accomplir, au prix de ses souffrances indicibles et de sa mort, l’œuvre de notre salut. Jean, le disciple « que Jésus aimait, était à table tout contre le sein de Jésus » (v. 23). C’est de cette place bénie, sur le cœur de Celui dont il connaît l’amour qui l’a pour objet, qu’il entend et reçoit les paroles si précieuses que Jésus va laisser à ses disciples avant de les quitter « pour passer de ce monde au Père » (13 : 1). Jean les écrira dans son évangile, pour l’encouragement et la consolation de tous ceux qui les lisent encore aujourd’hui.

                        Les disciples d’Emmaüs (Luc 24 : 28-32)

            En ce premier des premiers jours de la semaine, deux disciples se rendent de Jérusalem à Emmaüs où ils habitent. Ils parlent entre eux des choses extraordinaires qui venaient de se passer à Jérusalem et sont perplexes lorsqu’ils pensent à la mort de leur Maître. Et voilà que « Jésus Lui-même s’approcha et se mit à marcher avec eux » (v. 15). Chemin faisant, Il se met à leur expliquer « dans toutes les Ecritures, les choses qui le concernent » (v. 27). Les disciples arrivent chez eux, Jésus fait « comme s’il allait plus loin » (v. 28). Aussitôt ils Le pressent avec instance : « Reste avec nous » (v. 29). Par ses paroles Il a touché leur cœur et, même s’ils ne le reconnaissent pas encore, ils ressentent le besoin impératif de L’avoir près d’eux et de L’écouter parler.
            Les évangiles nous rapportent les paroles prononcées par Jésus. Ce sont des paroles de grâce et de vérité, elles sont « esprit et vie », ce sont les « paroles de la vie éternelle » (Jean 6 : 63-68). Lorsque nous les écoutons et que nous y sommes attentifs, notre cœur, comme celui des deux disciples qui se rendaient au village d’Emmaüs, ne « brûle-t-il pas au-dedans de nous » lorsqu’Il nous parle et nous ouvre les Ecritures qui rendent témoignage de Lui ? (Luc 24 : 32 ; Jean 5 : 39). En L’écoutant parler, n’avons-nous pas le désir de saisir, comme Marie de Béthanie, « la bonne part » et de demeurer assis à ses pieds pour écouter sa parole (Luc 10 : 39, 42) ? Ses paroles ne produisent-elles pas en nous le désir de demeurer près de Lui pour jouir de sa Personne comme les deux disciples, comme Pierre ou comme Jean ? Suivons l’exemple du jeune Samuel qui avait appris à écouter les paroles de l’Eternel et n’oubliait aucune des paroles qu’Il lui adressait (1 Sam. 3 : 10b), ou encore celui de Marie, la mère de Jésus, qui conservait précieusement dans son cœur les paroles de son fils (Luc 2 : 51b). Nous pourrons témoigner alors, comme le prophète Jérémie : « Tes paroles ont été pour moi l’allégresse et la joie de mon cœur » (Jér. 15 : 16) et nous réjouir en Lui en tout temps (Phil. 4 : 4).


Suivre Jésus

            « [Jésus] lui dit : ‘’Suis-moi’’. Il se leva et le suivit » (Matt. 9 : 9).
            « Toi, suis-moi ». (Jean 21 : 22)

            Jésus, le Fils de Dieu devenu homme, a constamment marché dans la pleine dépendance et la parfaite obéissance du serviteur de l’Eternel. Il est allé « son chemin » (Luc 10 : 33), en glorifiant Dieu à chacun de ses pas. Il faisait toujours ce qui Lui était agréable (Jean 8 : 29), et Il réjouissait son cœur jour après jour. Il a poursuivi ainsi sa route vers Jérusalem (Luc 13 : 22), ayant « dressé sa face résolument » (Luc 9 : 51) vers la croix qui L’attendait au bout de son chemin. Rien ni personne n’a pu le détourner du grand but assigné. Il « a passé de lieu en lieu » (Act. 10 : 38), traversant « villes et villages » (Luc 13 : 22), sans un seul faux pas, jusqu’au jour où tout devait s’achever pour Lui, lorsqu’Il a été « consommé » par son œuvre à la croix - c’est-à-dire rendu parfait et accompli comme l’auteur (la cause, la source active) de notre salut, par les souffrances de Gethsémané et de Golgotha (Luc 13 : 32-33 ; voir Héb. 5 : 9 ; 2 : 10).
            Lui seul a pu dire en toute vérité : « Je me suis toujours proposé l’Eternel devant moi »  (Ps. 16 : 8) ; « C’est mes délices, ô mon Dieu, de faire ce qui est ton bon plaisir » (Ps. 40 : 8). Et encore, dans une entière soumission à Celui qui l’avait envoyé ici-bas pour le salut des hommes pécheurs : « Voici, je viens… pour faire, ô Dieu, ta volonté » (Héb. 10 : 7, 9) ; « Je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé » (Jean 5 : 30) ; « Je suis descendu du ciel pour faire, non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé » (Jean 6 : 38) ; « Que ta volonté soit faite » (Matt. 26 : 42).
            Il a reçu de Dieu le témoignage du plaisir qu’Il trouvait en Lui tout au long de sa marche sur la terre : « Voici mon serviteur, que je soutiens, mon élu en qui mon âme trouve son plaisir » (Es. 42 : 1) ; « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir » (Matt. 3 : 17).

                    Quels biens ce chemin nous ouvre ! Quels trésors de charité !
                    
Dieu Lui-même n’y découvre que lumière et sainteté.
                    
Et désormais, par ta grâce, nés de Dieu pour être à toi,
                    
Nous pouvons suivre ta trace, objet béni de la foi !


            David, dont l’âme altérée avait été rafraîchie, nourrie et secourue dans le désert, s’attache à son Dieu pour le suivre, soutenu par Sa force (Ps. 63 : 8). Dans le monde, qui est un désert pour nous croyants, nous trouvons en Lui toutes les ressources pour marcher après Lui et nous nous fortifions « dans la puissance de sa force » (Eph. 6 : 10).
            Marie de Magdala avait été l’objet d’une grande délivrance et elle aimait son Seigneur en proportion de la grâce qu’elle avait connue pour elle-même (Luc 8 : 2). C‘est pourquoi, délivrée et libérée, elle avait suivi dans son chemin Celui qui était tout pour elle, et elle ne pouvait pas accepter la pensée d’être séparée de Lui (voir Jean 20 : 11, 13, 15). C’est elle qui entendra et recevra les premières paroles du Ressuscité, dans son cœur et dans ses oreilles (voir Ezé. 2 : 10) et c’est à elle qu’Il confiera le précieux message à délivrer à ceux qu’Il appelle désormais « mes frères » (v. 17).
            L’apôtre Pierre nous exhorte à suivre les traces que Christ a laissées ici-bas comme un Modèle parfait (1 Pier. 2 : 21-23). Il nous montre dans ces quelques versets ce que nous avons à imiter en Lui pour le suivre avec fidélité, même dans la souffrance : nous devons prendre garde à ne pas pécher, nous devons être droits et sans faille dans nos paroles ; nous ne devons injurier ou menacer personne et, dans la souffrance, regarder à Dieu et nous remettre à ses soins. Le chemin à la suite de Jésus est parfois éprouvant, mais il nous conduit à Christ dans la gloire, là où Il est entré comme précurseur pour nous (voir Héb. 6 : 19-20).
            A l’appel de Jésus, les disciples ont tout quitté et L’ont suivi (Matt. 4 : 18-22 ; 9 : 9 ; 19 : 27). Est-ce qu’à l’appel du Seigneur Jésus (Jean 21 : 19, 23), nous nous engageons à sa suite sans regret et sans regarder en arrière ? Marchons-nous après Lui ayant rejeté loin de nous « tout fardeau et le péché qui nous enveloppe si facilement », gardant « les yeux fixés sur Jésus, le chef de la foi et Celui qui l’accomplit pleinement, Lui qui, à cause de la joie qui était devant Lui, a enduré la croix, ayant méprisé la honte, et est assis à la droite du trône de Dieu » (Héb. 12 : 1-2) « Fixer » les yeux sur Jésus, c’est détourner nos regards de tout autre objet pour les fixer exclusivement sur un seul, qui est Jésus.
            Pour marcher à la suite de Jésus sans nous détourner ou quitter son chemin, il faut que nous ayons contemplé sa Personne et entendu sa voix. C’est ainsi que nous discernerons son amour et sa bonté qui attirent les âmes à Lui, et que nous Lui demeurerons attachés de tout notre cœur (Jér. 31 : 3 ; Prov. 19 : 22 ; Act. 11 : 23b).

                    Suivons-le tous, animés d’un saint zèle ;
                    
N’arrêtons pas nos cœurs en ces bas-lieux ;
                    
Ce Dieu Sauveur, Lui-même, nous appelle,
                    
Et nos vrais biens sont cachés dans les cieux.

 

La fin du chemin

            En Le suivant, nous sommes conduits « dans des sentiers de justice » (Ps. 23 : 3) et de bénédiction, nous sommes gardés de nous égarer dans les sentiers du monde. Suivre Jésus, c’est marcher dans la lumière de la vie qu’Il nous a donnée (Jean 8 : 12). Alors notre sentier sera « comme la lumière resplendissante, qui va croissant jusqu’à ce que le plein jour soit établi » (Prov. 4 : 18) et que nous contemplions Sa face sans voile, dans toute sa beauté et sa gloire (1 Cor. 13 : 12). Car le jour vient où ce ne sera plus par la foi que nous verrons et entendrons le Seigneur Jésus. En ce jour qui approche, nous n’aurons plus à suivre le chemin qu’Il nous a frayé sur la terre. En effet, le temps du pèlerinage est bientôt terminé et, dans le jour éternel qui va se lever, nous Le verrons face et face et tel qu’Il est, nous entendrons distinctement sa voix, nous entrerons dans sa joie et son repos.

                    Le chemin se termine dans ce pays glorieux
                    
Où luit la face divine de l’homme victorieux.
                    
Là, parfaits, en ta présence, adorant, glorifiés,
                    
Jésus, de ta ressemblance nous serons rassasiés.

 

Ph. F – mai 2016