« As-tu vu un homme sage à ses propres yeux ? Il y a plus d'espoir pour un sot que pour lui » (Prov. 26 : 12).
« Elle surveille les voies de sa maison, et ne mange pas le pain de paresse » (Prov. 31 : 27).
La « femme vertueuse » est, en figure, Jérusalem, non dans son état de ruine actuelle mais telle que Christ la verra, au jour de sa gloire, telle qu'elle est d'après les conseils divins. C'est aussi une image de l'Eglise selon les pensées de Dieu ; comme telle, elle devrait représenter Christ ici-bas. Par sa conduite personnelle et celle de tous ceux sur lesquels elle a une autorité dans sa maison, la femme vertueuse représente son mari. Toute son activité est en vue de ce but : elle désire que son mari soit honoré ! « Une femme vertueuse est la couronne de son mari » (Prov. 12 : 4). Pour que ce but soit atteint, elle déploie une vigilance de tous les instants : « elle surveille les voies de sa maison », car elle ne voudrait pas qu'un seul détail soit en désaccord avec le caractère de son mari et risque de porter atteinte à l'honneur qui lui est dû, et elle exerce une incessante activité : « Elle ne mange pas le pain de paresse ».
Telle est la conduite d'un croyant qui cherche le bien de l'assemblée, sa paix, sa prospérité et la gloire de Celui qui en est le Centre et le Chef !
Aussi, les fils de la femme vertueuse « se lèvent et la disent bienheureuse ; son mari aussi, et il la loue ». Elle est « la femme qui craint l'Eternel », « c'est elle qui sera louée » et qui récoltera le fruit de son labeur : « Donnez-lui du fruit de ses mains, et qu'aux portes ses oeuvres la louent » (31 : 27-31).
Une récompense est assurée à celui qui a servi avec fidélité, n'ayant en vue que la gloire et l'honneur de Christ : « Bien, bon et fidèle esclave ; tu as été fidèle en ce qui est peu, je t'établirai sur beaucoup : entre dans la joie de ton maître » (Matt. 25 : 21 et 23). Quel contraste entre ce « bon et fidèle esclave » et le « méchant et paresseux esclave » qui a caché son talent dans la terre (v. 26-30) !
Oui, « la moisson est grande, mais il y a peu d'ouvriers.. » (Luc 10 : 2-3). En rappelant cette parole, adressée par le Seigneur aux soixante-dix qu'Il envoyait deux à deux, nous ne pensons généralement qu'aux serviteurs de Dieu dont la vie est consacrée à l'oeuvre du Seigneur et nous oublions que chacun des croyants est un de ces ouvriers que « le Seigneur de la moisson » veut employer dans « sa moisson ». « La moisson est grande, mais il y a peu d'ouvriers ; suppliez donc le Seigneur de la moisson, afin qu'il pousse des ouvriers dans sa moisson. Allez ; voici, je vous envoie... ». Envoyés par le Maître, ne soyons pas une cause de souffrance pour Lui ; manifestons, au contraire, les caractères du « messager fidèle (Prov. 10 : 26 et 25 : 13).
« Celui qui dort durant la moisson est un fils qui fait honte » (Prov. 10 : 5)
Que chacun ait pu glaner quelques épis, en méditant ces passages de la Parole ! Puissions-nous battre ce que nous avons ainsi glané. Et que le Seigneur ajoute les six mesures !
Seigneur, toi qui pour nous t'offris en sacrifice,
Remplis-nous de ferveur pour mettre à ton service
Nos jours, nos biens, nos corps, nos coeurs !
Fais-nous toujours goûter combien c'est douce chose,
Pour tout enfant de Dieu, qui sur toi se repose,
De t'aimer et de te servir !
D'après Paul Fuzier - « Messager évangélique » 1952 p. 171-174 ; 197-204