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« Un temps de se taire, et un temps de parler »
« Il y a une saison pour tout, et il y a un temps pour toute affaire sous les cieux… un temps de se taire, et un temps de parler… Il (Dieu) a fait toute chose belle en son temps » (Ecc. 3 : 1, 7, 11).
« Un temps » accordé à chacun sur la terre
« Sous les cieux » ou « sous le soleil » : ces deux expressions du livre de l'Ecclésiaste mettent l'accent sur les limites étroites fixées à son auteur. C'est à peine si, à la fin de son livre, il envisage ce qui est au-delà du temps. En attendant, l'homme se promène au milieu d'une scène mouvante et ce qu'il peut y distinguer est en réalité une simple « apparence ». Le milieu dans lequel il vit, la forme que revêt son activité, toutes ces choses sont passagères, éphémères. Mais son âme, elle, existera toujours ! Et pourtant l'homme néglige souvent de se préoccuper vraiment de son devenir éternel.
Dieu accorde « un temps » sur la terre à chaque être humain. Cette période - pendant laquelle il est mis à l'épreuve de diverses manières - sera suivie d'un jour où les « résultats » seront mis en évidence. Chacun sera appelé à rendre compte à Dieu !
Hélas, pendant leur séjour ici-bas, beaucoup de pécheurs, dans leur inconscience, dilapident le temps qui leur est imparti ; leur vie est souvent gaspillée à poursuivre des buts inconsistants, fugitifs. Simultanément, ils abondent de plus en plus dans le mal (Ecc. 9 : 12) et leur misère morale grandit. Sans aucune crainte de Dieu, ils « profitent » du fait que la sentence contre les mauvaises oeuvres ne s'exécute pas immédiatement. Ils négligent tragiquement de se repentir et de confesser leur ruine morale. Et bien souvent, la mort les surprend à l'improviste, sans même qu'ils aient été sur un « lit de mort » (Ecc. 9 : 12 ; Jér. 8 : 6-7). La patience de notre grand Dieu Sauveur a toujours un terme (Ecc. 8 : 11) ; tous ceux qui, durant leur vie, seront restés sourds aux appels de sa grâce, mourront « dans leurs péchés » (Jean 8 : 24). Mais un jour viendra où ils seront « rendus vivants » (1 Cor. 15 : 22) pour comparaître devant le grand trône blanc ; là, toute bouche sera fermée et le jugement prononcé sera éternel, irrévocable (Apoc. 20 : 11-15).
En revanche, ceux qui ont écouté les appels du Seigneur et se sont tournés vers Lui, sont passés « de la mort à la vie » (Jean 5 : 24). Ils sont désormais habités par la crainte de déplaire à Celui qui les a rachetés et mis à l'abri de la mort éternelle. Avec l'apôtre Paul, en attendant le jour où ils seront « manifestés » devant le tribunal de Christ, ils s'appliquent avec ardeur à être agréables au Seigneur (Rom. 14 : 10 ; 2 Cor. 5 : 9-11 ; 2 Tim. 1 : 18). Si même, au tribunal de Dieu, leurs oeuvres sont toutes détruites - à Dieu ne plaise ! - leur salut ne pourra pas être remis en cause (Rom. 14 : 10). Ils recevront une récompense, ou bien ils éprouveront une perte, selon ce qu'ils auront accompli dans le corps, soit bien, soit mal.
Un temps « pour toute affaire »
Amis croyants, le verset cité au début de cet article doit retenir notre attention. Nous devons veiller à garder le silence au moment convenable, mais aussi discerner quand il est temps au contraire de parler. Savons-nous alors choisir les paroles qu'il convient d'adresser selon le cas à notre interlocuteur ?
Les disciples, qui devaient traverser de grandes épreuves pour rester fidèles au Seigneur, étaient anxieux, ayant un peu compris leur faiblesse. Les paroles que Jésus leur adresse à ce sujet se retrouvent dans les trois évangiles synoptiques. Il leur dit : « Ne vous inquiétez pas de savoir comment parler ou que dire, car ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là ; ce n'est pas vous qui parlerez, mais l'Esprit de votre Père parlera en vous » (Matt. 10 : 19-20). C'est toujours à la même source que chaque enfant de Dieu doit puiser ; il doit veiller à rester dépendant de cet Hôte divin qui l'habite.
Incontestablement, il y a pour chacun un temps de se taire et un temps de parler. Il semble même que la Parole de Dieu, en citant d'abord le silence, met l'accent sur son importance ! Chaque croyant a-t-il vraiment compris la grande faveur qui lui est accordée ? Il a reçu le Saint Esprit (Eph. 1 : 13), mais doit veiller à ce qu'Il ne soit pas « attristé » par son comportement (Eph. 4 : 30). Alors l'Esprit prendra de ce qui est de Christ et le lui communiquera en temps utile (Jean 16 : 14). Ses regards pourront rester fixés sur le modèle laissé par Christ aux siens, pendant « les jours de sa chair » (1 Pier. 2 : 21-22).
« Une parole dite en son temps, combien elle est bonne » ! (Prov. 15 : 23) ; mais le Prédicateur rappelle aussi qu' « il y a tel homme qui dit légèrement ce qui perce comme une épée » (Prov. 12 : 18) ; et ce n'est pas seulement, hélas, le fait d'un inconverti ! Le même verset déclare ensuite que « la langue des sages est santé ». Autrement dit, celui qui la possède est rendu capable de consoler, reprendre et enseigner avec à-propos. Que notre désir soit de faire partie de ceux qui ont appris à être « lents à parler et prompts à écouter » (Jac. 1 : 19). Le Seigneur Jésus ne parlait jamais qu'à bon escient ! Ainsi, « si quelqu'un ne faillit pas en paroles, c'est un homme parfait, capable de tenir tout le corps en bride » (Jac. 3 : 2).
L'exemple du Seigneur Jésus
La conduite obéissante de Jésus, à chaque pas de son chemin ici-bas, est grandement instructive. Seul, Il pouvait dire : « Je ne fais rien de moi-même, mais… je parle selon ce que le Père m'a enseigné… Je fais toujours ce qui lui est agréable » (Jean 8 : 28-29). Et dans ce même chapitre, Il montre combien il était rempli de la sagesse d'en Haut (Jac. 2 : 17). C'était un piège subtil dans lequel les scribes et les pharisiens espéraient Le faire tomber. Ils l'appelaient Maître, cherchant à le flatter. Jésus avait apporté simultanément la grâce et la vérité (Jean 1 : 17). Si maintenant Il condamnait la femme coupable, « surprise en adultère », où serait donc cette grâce reconnue par ceux qui l'approchaient ? « Tous lui rendaient témoignage et s'étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche » (Luc 4 : 22). S'Il l'épargnait au contraire, ce serait au détriment de la vérité, en contradiction avec la Loi ! « Toi donc, que dis-tu ? » (Jean 8 : 5). Pressé de répondre par ces pharisiens, Jésus garde au contraire un long silence qui les exaspère. Une courte phrase suffira ensuite à les mettre en fuite : « Celui d'entre vous qui est sans péché, qu'il jette le premier la pierre contre elle » (v. 7). Ils sortent un à un, en commençant par le plus âgé, au lieu de se laisser juger par Celui qui est la lumière du monde (v. 12).
Ailleurs, une femme des nations sort des quartiers de Tyr et de Sidon et supplie à haute voix le « Fils de David » de la secourir. Sa fille est cruellement tourmentée par un démon (Matt. 15 : 23). Mais comme chacun de nous, sans doute, cette pécheresse n'avait aucun droit aux promesses faites à Israël. Et quelle surprise ! Le Seigneur paraît indifférent à sa grande douleur : « Il ne lui répondit pas un mot » (v. 23). Les disciples, pourtant si souvent témoins de ses grandes compassions, se méprennent sur les raisons de son silence. Ils s'enhardissent et montrent le triste état de leur coeur - auquel le nôtre ressemble tant. Ils Lui demandent de renvoyer cette femme étrangère qui, par ses cris de douleur, les importune vraiment ! Le Seigneur rompt alors son silence et semble, par ses paroles, disposé à répondre à leur désir. En effet, Il dit devant tous qu'Il n'a été envoyé qu'aux brebis perdues d'Israël.
Or, sans se décourager, la Cananéenne lui rend hommage et demande à nouveau : « Seigneur, assiste-moi » ! (v. 25). La réponse « dure » de Jésus paraît ne plus laisser aucun espoir à cette pauvre mère d'être aidée ! « Il ne convient pas de prendre le pain des enfants et de le jeter aux (petits) chiens », déclare en effet le Seigneur. Mais en agissant de la sorte, Il montre qu'Il sait jusqu'où la foi de son humble servante peut être éprouvée, et finalement triompher ! Elle lui répond : « Oui, Seigneur » (v. 27). Il y a une telle grâce dans son coeur, pense-t-elle, qu'Il ne refusera pas de donner de (petites) miettes à ce « chien », qu'elle reconnaît bien être !
Avec quelle joie le Seigneur peut alors lui répondre : « Femme, ta foi est grande ; qu'il te soit fait comme tu veux » (v. 28). Aussi inattendu et inhabituel qu'il pouvait paraître, le silence du Seigneur a eu un résultat merveilleux !
Les évangiles mentionnent aussi - à sept reprises - le silence que le Seigneur garde devant les juges iniques : Matt. 26 : 63 ; 27 : 12, 14 ; Marc 14 : 61 ; 15 : 5 ; Luc 23 : 9 ; Jean 19 : 9. L'Esprit prophétique l'avait déjà annoncé plusieurs siècles auparavant : « Et moi, comme un sourd, je n'entends pas, et comme un muet, je n'ouvre pas la bouche. Je suis devenu comme un homme qui n'entend point et dans la bouche duquel il n'y a pas de réplique » (Ps. 38 : 13-14). « Il n'a pas ouvert sa bouche… Et a été comme une brebis muette devant ceux qui la tondent ; et il n'a pas ouvert sa bouche » (Es. 53 : 7). Ses silences durant son procès, face à toutes les vilenies, aux insultes, aux coups et aux crachats, avaient des motifs très différents de ceux qui avaient jalonné son ministère. Sa perfection est ainsi mise en évidence au milieu des souffrances découlant de l'injustice et de la méchanceté de ses ennemis.
C'est dans sa soumission à la volonté du Père, que le Seigneur a consenti à se laisser prendre par les hommes qu'Il avait créés ; ils l'ont traduit devant leur sanhédrin ! Là, on voit la profondeur de la cruauté de la « chair religieuse ». Ils ont décidé de mettre Jésus à mort et ce simulacre de procès n'est qu'un horrible stratagème pour « couvrir » ce meurtre programmé d'une apparence de justice. Ils ne cherchent pas la vérité, mais quelque témoignage contre Lui. Or les faux témoins se contredisent. Finalement, le souverain sacrificateur lui-même est obligé de l'interroger. Il se lève et Lui dit : « Ne réponds-tu rien au sujet des accusations qu'ils portent contre toi ? Mais Jésus gardait le silence » (Matt. 26 : 62-63).
Pierre qui assistait « de loin » à cette scène solennelle, écrira plus tard : « Christ... a souffert pour vous... lui qui... lorsqu'on l'outrageait, ne rendait pas l'outrage, quand il souffrait, ne menaçait pas, mais se remettait à celui qui juge justement » (1 Pier. 2 : 21-23). Il n'ouvrira finalement la bouche que pour rendre témoignage à la vérité concernant sa Personne (Marc 14 : 61-62).
Au matin, les anciens, les scribes et tout le sanhédrin lient Jésus et le livrent à Pilate (Marc 15 : 1-2). Lui, Il sait quand parler ou garder le silence ; tirons profit de son exemple. Il y a des moments où le silence a sur la conscience un effet supérieur que n'importe quelle parole !
Jésus affirme son droit à la royauté (Matt. 27 : 11), puis accusé par les anciens et les principaux sacrificateurs, « Il ne répondit rien » (Matt. 27 : 12). Alors Pilate de lui dire : « N'entends-tu pas tous les témoignages qu'ils portent contre toi ? Mais Il ne lui répondit pas même un seul mot ; si bien que le gouverneur s'en étonnait fort » (v. 13). Combien son attitude différait de celle des autres accusés ! Quelle est notre attitude, chers lecteurs croyants, si nous sommes l'objet de fausses accusations ou avons à subir des attaques calomnieuses concernant notre foi ?
Jésus sera aussi amené à Hérode qui, par simple curiosité, désirait depuis longtemps le voir. Cet homme haineux et sans scrupule avait déjà été averti en vain par Jean Baptiste (Luc 3 : 19-20). Et le précurseur avait finalement été décapité sur l'ordre de ce gouverneur. Jésus ne lui dira rien du tout. Il se laisse interroger longuement « mais Il ne répondit rien » (Luc 23 : 8-9).
Savoir retenir nos lèvres
Ces quelques traits tirés du parfait exemple du Seigneur pendant son ministère sur la terre révèlent le chemin à suivre sur ses traces. Nous avons tant de peine à nous taire, en particulier quand on nous fait du tort !
Mais du fait de la présence en nous de la « vieille nature », il faut nous encourager l'un l'autre à garder le silence quand la chair - la nôtre - cherche à se manifester, au lieu d'être tenue dans la mort, c'est-à-dire là où Christ l'a placée à la croix.
Apprenons à ne critiquer personne, à ne pas répandre autour de nous ce qui est peut-être inexact - en tout cas peu aimable - et qui surtout n'édifie pas mais au contraire, souille. Il faut se souvenir que c'est pour avoir « parlé légèrement » de ses lèvres qu'un conducteur aussi remarquable que Moïse, n'a pas pu introduire la congrégation d'Israël dans le Pays promis. Quelle grande épreuve ce fut pour lui ! (Nom. 20 : 10-12 ; Ps. 106 : 33).
« As-tu vu un homme précipité dans ses paroles ? Il y a plus d'espoir pour un sot que pour lui », lit-on dans les Proverbes (29 : 20). « Qui garde sa bouche et sa langue, garde son âme de détresses » (Prov. 21 : 23). Apprenons à réfléchir avant de répondre (Prov. 15 : 28), à retenir nos paroles (17 : 27). L'Esprit qui habite en nous veut imposer silence aux mauvais fruits de notre chair. Il nous aide au contraire à porter les fruits de la vie nouvelle - il faut que ce soit elle qui parle par notre moyen (Ps. 39 : 9) !
Nous souffrons tous, très probablement, de mauvaises pensées qui surgissent souvent inopinément dans notre esprit. Gardons-nous de les « cultiver », de leur offrir un « nid », comme disait Luther. Rejetons-les sans attendre, avec les ressources à notre disposition : la lecture de la Parole et la prière. Comment pouvons-nous les éviter ? En prenant garde à ne pas nourrir notre chair (Rom. 13 : 14b). Satan est prêt à lui fournir tout ce qui lui plaît, en se servant en particulier des mauvaises lectures ou des messages nocifs que peuvent véhiculer les médias. Cherchons surtout à avoir de bonnes pensées. « La figure de ce monde passe » (1 Cor. 7 : 31) ; mais tout ce qui est vrai, ferme, impérissable appartient au domaine céleste de l'invisible (1 Pier. 1 : 4). C'est là qu'il nous faut sans cesse puiser !
Servons-nous de Philippiens 4 : 8 comme on le fait d'un crible. Ce qui se présente à notre esprit, est-il vrai ? juste ? pur ? aimable ? édifiant ? Nos pensées, filtrées et épurées, seront « gardées » dans le Christ Jésus et amenées captives à son obéissance (2 Cor. 10 : 5b), Elles ne pourront alors se traduire que par des paroles qui auront l'approbation du Seigneur. Notre bouche deviendra une « fontaine de vie » (Prov. 10 : 11) ; notre langue, de l'argent choisi (10 : 20). Nos lèvres sauront ce qui est agréable (10 : 32) et pourront en repaître plusieurs (10 : 21).
De bonnes paroles, dites en leur temps
Il y a des circonstances où parler est une nécessité pour un croyant. La « neutralité » si prisée de nos jours, équivaut à un reniement - une faute très grave ! Rappelons brièvement quelques exemples positifs, tirés de la Parole.
Pensons d'abord à ces lépreux affamés, tout surpris de trouver le camp des ennemis d'Israël complètement dévasté. Dans la ville voisine de Samarie, jusqu'alors assiégée, tous meurent de faim. La première réaction de ces hommes est de se servir largement. Mais leur conscience les reprend. Ils se disent l'un à l'autre : « Nous ne faisons pas bien. Ce jour est un jour de bonnes nouvelles, et nous nous taisons » (2 Rois 7 : 9). Les bonnes nouvelles - de l'Evangile - nous les connaissons ; ne les gardons pas égoïstement pour nous-mêmes. Hâtons-nous de les publier à ceux qui sont dans la détresse. Parlons, nous sommes responsables de le faire : « Voici, c'est maintenant le jour du salut » (2 Cor. 6 : 2).
Un autre exemple, parmi d'autres, est celui d'Esther. Elle est devenue l'épouse juive d'Assuérus, un monarque des nations. Un inquiétant personnage, Haman l'Agaguite - type de Satan – s'introduit à la cour et séduit le faible roi. Il se hisse alors rapidement au sommet du pouvoir. Mais Mardochée, l'oncle d'Esther - un type de Christ -, refuse de se prosterner comme les autres devant ce descendant d'Amalek. Celui-ci, fou de rage demande et obtient d'Assuérus la destruction à terme de tous les Juifs vivant dans cet immense royaume (Ps. 83 : 2-4). Tout semble perdu pour ce peuple. Un seul petit espoir reste : Esther acceptera-t-elle d'intercéder auprès de son époux ? Mardochée l'avertit que le moment est venu pour elle de parler. Il lui dit : « Ne pense pas en ton âme d'échapper… Et qui sait si ce n'est pas pour un temps comme celui-ci que tu es parvenue à la royauté ? » (Est. 4 : 13-14). Esther prend courageusement sa vie dans sa main ; Dieu incline le coeur du roi, qui accueille favorablement la reine. Chaque croyant doit être ainsi prêt à rendre témoignage, là où Dieu l'a placé, quoiqu'il puisse lui en coûter.
Citons encore deux exemples tirés du livre des Actes. Avec beaucoup de hardiesse, Pierre et Jean - « reconnus pour avoir été avec Jésus » - annonçaient le salut (Act. 4 : 13). Alors le souverain sacrificateur et les membres du sanhédrin leur interdisent formellement de parler et d'enseigner au nom de Jésus (v. 18). Mais toute l'opposition des chefs des Juifs ne pouvait arrêter l'action de l'Evangile (Act. 4 : 4), ni fermer la bouche aux apôtres. Ceux-ci avaient reçu de Dieu lui-même leur appel. La Parole était en eux comme un feu brûlant (v. 20 ; Jér. 20 : 9). Soyons toujours prêts également, avec le secours divin, à défendre les grands principes de la Parole et à repousser toute attaque contre la Personne du Seigneur.
Au chapitre 18, Paul vient d'arriver à Corinthe. Cette ville se distingue par une extrême corruption devenue proverbiale. Pourtant le Seigneur encourage son serviteur Paul à parler en Son nom. Il lui apprend - contre toute attente ! - qu'Il a un grand peuple dans cette ville ! Sa grande miséricorde veut les sauver ! (Rom. 11 : 32). Retenons les paroles qu'Il a choisies pour soutenir son serviteur, parfois chargé outre mesure. Elles s'adressent à tous ceux qu'Il lui plaît d'envoyer pour aller chercher les âmes perdues et les amener à Christ : « Ne crains pas, mais parle, ne te tais pas, parce que je suis avec toi » (Act. 18 : 9). Cette promesse suprême soutiendra notre foi dans toutes nos circonstances !
Au chapitre 7 de l'évangile de Jean, c'est le Sauveur lui-même qui crie : « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive » (v. 37). Des huissiers sont là pour se saisir de Lui. Ils ne sont pas, du fait même de leur rude activité, prompts à s'émouvoir. Et pourtant, ils retournent vers les Pharisiens qui les ont envoyés et leur disent : « Jamais homme ne parla comme cet homme » (v. 46). Oui, à Jésus, nul n'est semblable ! Il nous invite à nous approcher toujours plus près de Lui - à apprendre de Lui. Ecoutons sa voix, contemplons sa conduite ici-bas et cherchons à marcher avec plus de sagesse sur ses traces parfaites.
Ph. L. le 18. 01. 10 |  |